03/06/2009 - 11 h 48
Un changement d’entraîneur, un président détesté de supporters toujours plus incontrôlables, des joueurs démotivés, tout était réuni pour que le FC Nantes connaisse une nouvelle descente en Ligue 2. Quelques jours après la relégation officielle du club, certains épisodes remontent à la surface. Le quotidien régional Presse Océan en rapporte notamment un qui symbolise l’échec des Canaris sur tous les plans cette saison.
Nous sommes le 3 mai, à l’aube de la 33e journée. Nantes accueille Le Havre et se doit de gagner pour survivre dans l’élite. Une nouvelle fois, Elie Baup décide de se passer des services d’Ivan Klasnic, laissé sur le banc. C’en est trop pour l’international croate, qui se faisait une joie de jouer devant l’adjoint du sélectionneur national Slaven Bilic. Assis au fond du bus qui amène les joueurs à la Beaujoire, il lance une insulte salée (fils de …) à son entraîneur, qui ne réagit pas. Seul un de ses adjoints vient demander des explications à l’attaquant. « Non, non, ce n’était pas pour le coach. C’était juste parce que j’étais énervé », se défend Klasnic. Evidemment...
La non-réaction de Baup interpelle certains joueurs, qui ne reconnaissent pas là le tempérament de feu du coach à la casquette et qui interprète cela comme une soumission. Est-ce pour cela que ce soir-là, Nantes a plongé au fond du gouffre en perdant 2-1 à domicile, dans une apathie générale affolante ? Peut-être pas, mais cet épisode témoigne du contexte délétère qui a entouré les Canaris tout au long de la saison.
Aurélien Léger-Moëc