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Liens relatifs Equipes JoueursIl y a un mois, Arsenal était allé à San Siro gagner son ticket qualificatif pour les quarts de finale de la Ligue des Champions, en donnant une leçon de football (2-0) aux super stars du Milan AC, victime du tsunami rouge.
C’était l’époque où rien ne résistait à la furie de la jeune garde d’Arsène Wenger, insolente de réussite en C1, mais également en championnat où les cadors de la Premier League que sont Manchester United, Chelsea, Liverpool, assistaient perplexes à la domination des canonniers. En plus d’obtenir de bons résultats, le jeu pratiqué par Arsenal était loué pour être le plus beau sur la scène européenne.
Quelques semaines plus tard, et à quelques heures de disputer le quart de finale retour de la C1 contre Liverpool (aller 1-1), le club londonien en ballottage défavorable pour la qualification en demi-finale, mais également largué en championnat, joue sa saison sur cette rencontre. La question qui se pose est de savoir qu’est-ce qui s’est passé en l’espace de quelques jours, et qui veut qu’une équipe triomphante et conquérante soit résolue à jouer les outsiders dans les deux compétitions qui nourrissaient son ambition.
Une absence marquante lors du mercato hivernal
Jusqu’où va aller cette équipe ? C’est la question que se posait tout le monde il y a quelques jours encore, quand on commençait à déceler une baisse de régime en championnat de l’équipe d’Arsène Wenger. Mais le ralentissement de la machine se prolonge dans le temps, puisqu’Arsenal a gagné un seul match en championnat lors de ses sept dernières sorties.
Jusqu’à ce coup d’arrêt, William Gallas et ses coéquipiers incarnaient sur le terrain les vertus du football que l’on exprime sur le tableau lors des causeries d’avant-match. Le talent individuel et collectif, le dynamisme, le mental, et l’aptitude à pratiquer du jeu, quelque soit la taille de l’adversaire et au gré des circonstances, bref des exigences qui imposent une grande débauche d’énergie. Arsenal paie donc aujourd’hui le prix de ce sacrifice, car les joueurs sur qui repose le jeu de l’équipe (Fabregas, Adebayor, Hleb, Flamini) éprouvent un besoin de souffler. Un repos que ne peut leur accorder le technicien français qui doit faire face aux forfaits sur blessure jusqu’à la fin de saison d’Eduardo et Rosicky, Sagna auxquels on peut ajouter le cas Van Persie, bien que revenu sur les terrains, l’international néerlandais n’a pas véritablement récupéré.
Le dernier mercato hivernal offrait une solution à Wenger d’étoffer son effectif au moins en ce qui concerne l’apport d’un milieu offensif pour suppléer la longue indisponibilité de Tomas Rosicky. Mais le technicien français comptait sur la polyvalence de ses joueurs pour compenser les défaillances. Malheureusement, en faisant évoluer Emmanuel Eboue au poste de milieu offensif, ou Kolo Touré comme arrière latéral droit, voire Fabregras en milieu offensif droit, on ne peut pas tirer le maximum de leurs qualités.
Concernant la blessure de l’attaquant Eduardo qui composait un duo efficace avec Adabayor, nul ne pouvait l’anticiper, mais ce qui est sûr est que l’équipe en souffre sur le plan sportif et mental.
Qu’à cela ne tienne, Arsène Wenger continue de penser que son équipe conserve toutes ses chances d’atteindre ses objectifs, notamment celui de remporter la Ligue des Champions, le titre qui manque dans l’escarcelle de son beau palmarès.
Arsenal peut-il renouveler l’exploit de San Siro ?
Arsène Wenger est arrivé la nuit dernière sur Merseyride en adoptant un ton provocateur. Il a tout simplement indiqué que son équipe remporterait le championnat et se qualifierait pour les demi-finales de la Ligue des Champions ce soir.
Un optimisme affiché, mais complètement en désaccord avec le visage qu’a montré son équipe depuis quelques temps déjà.
Lors de la conférence de presse précédant l’opposition d’Anfield ce soir contre Liverpool, le Français a insisté sur le fait qu’une saison glorieuse restait à portée de son équipe. « Je crois que nous finirons champions. Le résultat de United dimanche nous a beaucoup aidés. S’ils avaient gagné, j’aurais conclu que nous ne pouvions plus, mais moi je crois que nous le ferons ».
Lucide sur le fait que son équipe joue gros ce soir, il a affirmé que ce qui comptait c’est l’état d’esprit « Vous devez accepter la défaite. Mais ce qui est important est de croire que vous pouvez gagner. Nous avons la conviction que nous pouvons gagner partout dans le monde, et si je n’étais pas convaincu que nous pouvons gagner la Ligue des Champions, je ne serais pas ici ».
Les statistiques ne plaident pas en faveur d’une qualification d’Arsenal en demi-finale de la Ligue des Champions, puisque Liverpool est donné gagnant à 77 %. Mais en allant se qualifier à San Siro après le match nul concédé à l’Emirates Stadium, Arsenal avait déjà déjoué les probabilités, parce que le football ne repose pas sur des variables mathématiques.
Si les Gunners réussirent un nouvel exploit, ils se relanceraient sur tous les tableaux, mais en cas d’échec, tout s’effondrerait.