Le show Raymond Domenech continue ! Après avoir dézingué Christophe Dugarry en publiant une lettre ouverte en réponse aux attaques du champion du monde 98, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France s’en prend cette fois-ci au reste du monde du football. Dans son nouveau livre intitulé « Mon dico passionné du foot » (Flammarion), l’ex-cible nº 1 des médias sportifs s’en donne à cœur joie. Un bon moyen d’en remettre une couche sur Dugarry le consultant. « Il jouait selon ses envies, n’écoutait pas vraiment. » Consultant, un métier que ne semble d’ailleurs pas apprécier Domenech. « Avec les consultants (...) surtout les insultants, resurgit toujours le même problème : ils tiennent sur certains joueurs des propos qu’ils n’auraient jamais (...) supporté d’entendre à leur égard. » Et s’il aime recadrer Dugarry, Domenech n’oublie pas d’adresser un tacle à l’un des spécialistes du coup de gueule médiatique : Jean-Michel Larqué.« Son surnom d’autrefois était ’La Pleureuse’, c’était vrai, d’ailleurs il continue. » L’intéressé appréciera.

Bien servis, les ex-joueurs reconvertis dans les médias ne sont toutefois pas les seuls à en prendre pour leur grade. Passé par la case bleue de 2004 à 2010, Domenech y est allé de son couplet sur deux cadres de l’équipe de France qu’il a eu sous ses ordres : Franck Ribéry et Zinedine Zidane. Concernant le Bavarois, il lui reproche son affaire extrasportive déballée dans les médias peu de temps avant la Coupe du Monde 2010. « Il a fait supporter aux Bleus le poids de son mal-être, de sa bêtise même, en Afrique du Sud, et après, mais Monsieur, depuis, fait la tête parce qu’il voulait être Ballon d’Or. » Plus bref sur Zizou, Domenech garde tout de même encore en travers de la gorge l’expulsion du nouvel entraîneur du Real Madrid Castilla en finale du Mondial 2006 face à l’Italie (Zidane avait asséné un coup de tête sur le thorax de l’Italien Marco Materazzi, ndlr). « Il a sacrifié les chances de l’équipe de France au profit de son orgueil. » Déjà attaqué en Espagne pour ses diplômes d’entraîneur, ZZ se serait sans doute bien passé d’une nouvelle pique à son encontre.

En revanche, l’ancien patron des Bleus surprend en s’attaquant à d’autres figures du football avec lesquelles il n’a, à priori, eu aucun différend. À commencer par José Mourinho. « C’est le problème des traducteurs (ancien métier de Mourinho, ndlr), ils finissent par se persuader d’avoir écrit le texte eux-mêmes. » Critiqué pour son ego surdimensionné, le Portugais aurait-il envie de répondre ? Ancien protégé du Special One et néo Parisien, David Luiz n’est pas épargné non plus. « Il dégage tout, sauf de la sécurité – et sauf le ballon parfois. » Devenu tonton flingueur du milieu, Domenech sait quand même réserver quelques compliments comme pour Reynald Denoueix, un consultant « limpide, positif, sans être ennuyeux ». Décisif lors de la qualification des Bleus pour le Mondial 2010 suite à sa main face à l’Irlande, Thierry Henry a été lynché médiatiquement durant des mois avant d’assister en première loge au fiasco de Knysna. Retiré de la scène internationale depuis 2010, le joueur des New York Red Bull a, quant à lui, « sacrifié son image au profit de l’équipe de France. » Dommage que Domenech ne soit pas monté au créneau quatre ans auparavant pour défendre son ancien capitaine...

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