

16/03/2010 - 18 h 27
La Coupe du Monde approche à grands pas. À mesure que les semaines défilent, la hantise de la blessure s'empare des joueurs susceptibles de prendre part à la plus grande compétition internationale. Il faut dire que l'actualité récente n'incite pas à la légèreté sur ce sujet.
Il y a une dizaine de jours, Michael Owen sortait peu avant la mi-temps du match de Carling Cup face à Aston Villa, touché aux adducteurs. Le verdict n’a pas laissé de place au doute. Sa blessure l’empêchera de participer à la Coupe du Monde. Une nouvelle terrible pour celui qui tentait tant bien que mal de séduire Fabio Capello, son sélectionneur. Dimanche, l’Angleterre a perdu une autre figure importante en la personne de David Beckham. En fin de match, l’ancien Mancunien s’est tourné vers son banc et a demandé le changement. Le diagnostic fut terrible : rupture du tendon d’Achille. Les deux joueurs anglais sont donc privés de ce Mondial qui s’annonce radieux pour leur sélection.
D’autres avant eux ont subi de pareilles désillusions. On se rappelle notamment de Robert Pires en 2002. Au mieux de sa forme avec Arsenal, le milieu offensif est l’un des plus grands atouts de l’équipe de France. Une blessure au genou brisera son rêve de participer au Mondial asiatique. Son compatriote Djibril Cissé a lui aussi vécu cette douloureuse expérience. Lors du dernier match amical prévu avant de s’envoler pour l’Allemagne en 2006, l’attaquant se brise la jambe suite à un contact avec un joueur chinois. Il n’était pourtant qu’à quelques heures de l’envol pour la compétition.
Si le hasard et la malchance sont responsables de la plupart des blessures, certains joueurs ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. À ce titre, l’incroyable histoire de Santiago Canizares fait figure de grand classique. À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2002, l’international espagnol, titulaire en sélection, se rompt l’un des tendons de son pied, en voulant rattraper une bouteille de parfum qui allait se fracasser sur le sol de sa salle de bains. Résultat, c’est Iker Casillas qui disputera l’intégralité de la compétition. Pour les futurs sélectionnés, deux conditions s’imposent alors que le Mondial sud-africain se rapproche : être épargné par la malchance et bannir le moindre flacon de parfum.
Aurélien Léger-Moëc
