09/03/2010 - 11 h 30
Participer à la Ligue des Champions est l'objectif affiché de bien des clubs. Mais chaque année, ils ne peuvent être qu'un, deux, trois ou quatre par pays à y participer. Un nombre déterminé par l'indice UEFA, qui tient en compte les résultats des cinq dernières années. Et à ce petit jeu, l'Italie perd du terrain au profit de l'Allemagne et les représentants transalpins ont tout intérêt à aller le plus loin possible cette saison.
La semaine prochaine, l’Inter Milan jouera sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions face à Chelsea. Si les médias évoquent surtout le retour de José Mourinho à Stamford Bridge, le match revêt une importance considérable pour l’Italie entière. Car la Botte est loin de sa splendeur passée et de sa domination sur la scène continentale. Peu à peu, le football transalpin recule, que ce soit dans le domaine du recrutement, des stades et bien sûr des performances. Depuis la dernière victoire de l’AC Milan en Ligue des Champions en 2007, c’est le calme plat. Et l’Italie peut craindre le retour au premier plan des clubs allemands.
Car à l’indice UEFA, qui détermine le nombre de places attribuées pour les compétitions européennes aux différents championnats, l’écart se comble peu à peu. Pour rappel, l’UEFA prend en compte les résultats des clubs engagés en Ligue des Champions et en Ligue Europa sur les cinq dernières années pour déterminer s’il faut attribuer deux, trois ou quatre places en C1 par exemple. À l’heure actuelle, l’Italie compte 61.910 points quand l’Allemagne possède 60.207. Un total à diviser entre le nombre de clubs participant aux deux coupes d’Europe. Autant dire que la différence est infime. Surtout, sur les trois dernières saisons, le coefficient allemand est bien plus élevé. Lorsque l’année de la victoire du Milan ne sera plus comptabilisée, l’Italie a de fortes chances de chuter de sa 3e place au classement UEFA et d’ainsi perdre la quatrième place qualificative pour la C1 au profit de la Bundesliga.
Autant dire que, de l’autre côté des Alpes, on attend beaucoup de l’Inter et du Milan AC pour aller le plus loin possible en Ligue des Champions et pérenniser la situation d’une Serie A en perte de vitesse. À ce petit jeu, la France, 5e derrière l’Allemagne, a encore du retard à rattraper, pénalisée par une année 2008 affreuse (6.928 points contre 13.500 à la Bundesliga). Mais les beaux parcours que peuvent encore réaliser Bordeaux, Lyon, Marseille et Lille laissent entrevoir un redressement qu’il faudra confirmer lors des prochaines années. Pour cela, la Ligue Europa aura tout intérêt à ne pas être snobée, puisqu’elle permet de gagner autant de points à l’indice UEFA que la grande Ligue des Champions...
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Aurélien Léger-Moëc