Ces anciens joueurs devenus de talentueux entraîneurs

Ces anciens joueurs devenus de talentueux entraîneurs

23/12/2012 - 15 h 39 Autres championnats » Autre championnat Commentaires

Rémi Garde brille sur le banc de l'OLRémi Garde brille sur le banc de l'OL©Maxppp

Devenir entraîneur d'une équipe professionnelle, ça ne s'improvise pas. Après avoir définitivement raccroché les crampons, beaucoup d'anciens joueurs se lancent dans cette nouvelle carrière. Pour certains qui ont pris place récemment sur le banc d'une grande écurie européenne, la réussite est déjà au rendez-vous...

Sous les feux des projecteurs toute leur carrière, les footballeurs professionnels entament une nouvelle vie quand vient l’heure de la retraite sportive. Si pour un paquet d’anciens joueurs elle se passe loin des terrains, certains choisissent de rester dans le domaine du football en devenant consultant, commentateur sportif, sélectionneur mais aussi entraîneur en club. Didier Deschamps, Laurent Blanc, Claude Puel, Arsène Wenger, Raymond Domenech, Diego Maradona, Antonio Conte, Leonardo, Diego Simeone, etc : en France comme à l’étranger, les exemples sont nombreux. Pour certains jeunes entraîneurs, c’est une révélation tant le costume leur va comme un gant. Au cours de leur première vraie expérience, plusieurs coaches ont impressionné voire gagné des trophées et au passage leurs galons d’entraîneur.

Le meilleur exemple en la matière est celui de Pep Guardiola. Diplômé en 2006, il a tout de suite pris les rênes de la réserve du Barça qu’il a fait monter en Segunda Division B. Joan Laporta avait surtout l’ambition de le préparer à prendre l’équipe première. À 37 ans, il est nommé nouvel entraîneur du FC Barcelone et prend ainsi la succession de Frank Rijkaard . Entre 2008 et 2012, le Barça de Guardiola a remporté quatorze titres dont trois Liga et deux Ligue des Champions. Il a surtout redonné ses lettres de noblesses au jeu des Catalans. Qui mieux que lui, ancien joueur formé à La Masia et membre de la Dream Team de Cruyff, pouvait réussir cette mission. Un parcours sans faute pour Guardiola qui a pris une année sabbatique. Le technicien ibérique âgé de 41 ans est d’ailleurs annoncé à Chelsea, Arsenal et dans d’autres clubs européens.

À l’image de Guardiola, d’autres entraîneurs peu expérimentés font actuellement des débuts plutôt prometteurs. C’est le cas de son successeur au Barça Tito Vilanova, 43 ans. Certes sa carrière de joueur n’a pas été exceptionnelle. En quatorze années, le joueur formé à La Masia est passé par huit clubs et n’a disputé que vingt-six rencontres de Liga lors de son passage au Celta Vigo entre 1992-1995. Celle d’entraîneur a débuté en 2002-2003 lorsqu’il a pris les cadets du Barça où évoluaient Messi, Fabregas et Piqué. Trois joueurs qu’il entraîne dix ans plus tard avec l’équipe A. Passer après Guardiola n’avait rien de facile. Et pourtant, l’ancien adjoint devenu entraîneur principal passe au-dessus de la pression et réalise un excellent début de saison avec les Catalans. Des Catalans invaincus en Liga et toujours en course dans les différentes coupes. L’ère Vilanova s’annonçait prometteuse avant le retour de ses problèmes de santé le 19 décembre.

À 39 ans, Ole Gunnar Solskjær a lui aussi troqué sa casquette de joueur contre celle d’entraîneur. Après des débuts en Norvège, il a évolué à Manchester United entre 1996 et 2007. En 366 matches avec les Diables Rouges, l’attaquant a marqué 126 buts dont celui qui a offert la victoire à Man U en finale de la Champions League 1999 contre le Bayern Munich. Surnommé "Super Sub", Solskjær a commencé sa carrière d’entraîneur en 2010 en tant qu’entraîneur des attaquants. Pour continuer à gravir les échelons, il a pris son envol en 2011 en rejoignant Molde, club norvégien où il a évolué en tant que joueur. Avec Solskjær, Molde a été sacré champion de Norvège en 2011 et 2012. Une performance jamais réussi auparavant par le club fondé en 1911. C’est dire l’importance de celui qu’on annonce comme le possible successeur de Sir Alex Ferguson à Manchester United.

Avec un Arsène Wenger peut-être en fin de cycle, Arsenal songerait à Rémi Garde pour le remplacer. Âgé de 46 ans, le technicien lyonnais a évolué quelques saisons chez les Gunners où il a été le premier joueur étranger à porter le brassard de capitaine. C’est à Londres qu’il a terminé sa carrière de joueur en 1999. L’ancien milieu de Strasbourg est ensuite revenu à Lyon, son club formateur où il est devenu l’adjoint de Paul Le Guen puis de Gérard Houiller. Directeur du centre de formation de l’OL en 2010, il est promu entraîneur de l’équipe fanion en juin 2011 à la place de Claude Puel. Conformément à la politique voulue par Aulas, Garde mise sur les jeunes du centre de formation. Au terme de sa première saison en élite, l’OL de Garde décroche une Coupe de France mais ne se qualifie pas en Champions League. Cette saison, Lyon est co-leader de la L1 et est qualifié en 16e de finale de la C3. Lié aux Gones jusqu’en 2014, Garde confirme qu’il n’était pas une erreur de casting.

En Ligue 2, Christophe Revault a fait des débuts prometteurs en novembre 2012 sur le banc du HAC. Un club où il a commencé sa carrière professionnelle en 1992 et où il l’a terminé en 2010. Une carrière au cours de laquelle il a gardé les buts du PSG, de Rennes et du TFC. Conseiller du président havrais Jean-Pierre Louvel, l’ancien portier âgé de 40 ans est nommé entraîneur de l’équipe pro pour sept rencontres. Malgré un bilan flatteur de cinq victoires en six matches, il quitte son poste le 19 décembre après seulement cinq semaines sur le banc du HAC. Dans les colonnes de l’Équipe, Revault s’est confié sur son choix : « Je n’étais pas préparé à ça, je n’avais pas envisagé de prendre l’équipe. (...) Entraîner, c’est un métier qui nécessite des connaissances, des compétences. Parfois il vaut mieux arrêter à temps, quand on ne se sent pas encore assez solide ».

Si un paquet d’anciens joueurs s’éclipsent, d’autres choisissent de transmettre leur passion en devenant entraîneur en club comme Guardiola, Vilanova, Solskjær ou encore Rémi Garde. D’autres passent actuellement leur diplôme comme Zinedine Zidane, que l’on annonçait comme possible entraîneur de l’équipe de France Espoirs. Mais si pour beaucoup d’anciens joueurs entraîner était une évidence, d’autres ont connu l’échec dès leurs débuts. C’est le cas de Marco Simone. L’Italien n’a pas laissé un souvenir impérissable lors de son passage sur le banc de Monaco en 2011-2012 en lieu et place de Laurent Banide. Le club du Rocher s’est maintenu en L2 mais n’a pas gardé l’ancien attaquant redevenu consultant sur Canal+. Comme quoi, malgré des qualités de joueurs, le métier d’entraîneur ne laisse pas de place à l’improvisation !

Dahbia Hattabi

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