Le plateau du Mondial 2018 se remplit petit à petit. A l’issue des différentes journées dans les nombreuses zones pour la course à la qualification à la Coupe du Monde en Russie, durant cette trêve internationale, deux nations africaines se sont qualifiées pour cette épreuve parmi les 23. Il s’agit du Nigeria et de l’Egypte. La première sélection a validé son billet samedi dernier au terme d’un match décisif face à la Zambie. Leaders de la poule B avant cette rencontre avec 10 points, les Nigérians n’ont pas tremblé samedi dernier face aux Chipolopolo pour finaliser le sort de ce groupe. L’ailier d’Arsenal Alex Iwobi a délivré son pays en inscrivant l’unique réalisation en seconde période à la 73e minute de cette confrontation entre deux anciens champions d’Afrique. Ce quatrième succès permet au Nigeria de décrocher sa sixième participation à une phase finale d’une Coupe du Monde.

Un juste retour des choses pour cette sélection qui a manqué la CAN 2015 en Guinée Équatoriale et celle du Gabon en 2017. Pour cette campagne vers le Mondial 2018, le Nigeria ne voulait pas subir une nouvelle déconvenue et a répondu présent dans le groupe de la mort de la zone Afrique, avec comme adversaire le Cameroun (champion d’Afrique 2017), la Zambie (Champion d’Afrique 2012) et l’Algérie. Un programme très copieux était donc réservé aux Super Eagles pour atteindre cet objectif. Après les absences consécutives lors des deux dernières éditions de la Coupe d’Afrique des Nations, depuis le sacre en 2013 en Afrique du Sud, la Fédération nigérienne de Football a décidé de confier les rênes de la sélection nationale à un technicien étranger. Le mandat des sélectionneurs locaux tels que Stephen Keshi, Sunday Oliseh ou Samson Saisia s’est donc achevé en 2016 avec la venue de Gernot Rohr.

Sorti par la France au Brésil

Ce choix s’est avéré payant puisque le technicien allemand a qualifié le Nigeria avant même la fin de ces éliminatoires dans la zone Afrique, en novembre prochain, en dominant à deux reprises la Zambie, une fois l’Algérie et le Cameroun. Il reste une affiche face aux Fennecs pour clôturer cette belle campagne. Le sélectionneur s’est appuyé sur une nouvelle génération très talentueuse avec le héros de la dernière journée, l’ailier Alex Iwobi (2 buts), l’attaquant Kelechi Iheanacho (3 buts) ou bien le milieu Wilfred Ndidi. Ces jeunes joueurs évoluent tous en Premier League à Arsenal et Leicester et sont accompagnés par des cadres vainqueurs de la CAN 2013 notamment Victor Moses (3 buts), John Obi Mikel (1 but). La cohabitation s’est bien déroulée entre les deux générations et permet aux Super Eagles de disputer leur troisième Coupe du Monde consécutive après l’Afrique du Sud en 2010 et le Brésil en 2014.

Dans le pays de la capoeira, les Super Eagles s’étaient inclinés contre l’équipe de France de Didier Deschamps (2-0), malgré une belle résistance et opposition. Ils étaient tombés dans un groupe très homogène avec l’Argentine comme ogre, la Bosnie et l’Iran comme adversaires directs. Pour l’édition russe, les coéquipiers de John Obi Mikel tenteront d’égaler leur meilleur performance dans un Mondial c’est à dire les huitièmes de finale. A trois reprises (1994,1998,2014), ils ont réalisé ce résultat et ont buté à ce stade de la compétition. Avec ce collectif jeunes prometteurs et joueurs expérimentés, le Nigeria peut prétendre à une présence dans le top 16 du Mondial 2018 et peut-être mieux. Après tout, ils sont sortis gagnants de la poule de la mort pour se présenter au Kremlin l’été prochain.