C’est un classique du football et plus largement du sport que nous offraient Espagnols et Français dans ce quart de finale de Coupe du Monde U17. Au Brésil, comme cet été lors de l’Euro Espoirs en Italie, les deux nations s’affrontaient pour une place au tour suivant. Les Bleuets se présentaient avec la même équipe qui a dominé l’Australie en 8e de finale. Jean-Claude Giuntini opérait un seul changement avec la titularisation de Rutter en pointe à la place de Kalimuendo-Muinga. Face à ce 4-2-3-1 tricolore dans lequel prenait place Agoumé, Aouchiche ou encore Mbuku, la Rojita se présentait en 4-3-3 avec Ilaix Moriba et l’ancien de Monaco Robert Navarro dans l’entrejeu. La star Pedri occupait le côté gauche de l’attaque, en soutien de Pablo Moreno.

Les Bleuets entamaient bien ce début de rencontre. Ils exerçaient un pressing constant et plutôt efficace. Les deux formations exprimaient leur volonté d’aller de l’avant mais cela offrait des espaces. Les Français se faisaient souvent prendre dans leur dos, notamment sur les ailes. Après une première alerte sur le flanc gauche (5e), la défense des Bleus prenait l’eau à droite où Soppy déjà mis à mal et sous-pression relançait dans l’axe. Ilaix Moriba récupérait à l’entrée de la surface et glissait pour German Valera, qui ouvrait le score (1-0, 9e). Sur l’action suivante, Zinga maintenait les siens en vie en repoussant la frappe de Moreno (10e). Bougés dans le jeu, les Français se montraient rapidement supérieurs sur coups de pied arrêtés.

Aouchiche, Lihadji, Mbuku, les satisfactions françaises sont nombreuses

Au second poteau sur ce corner de Aouchiche, Kouassi devançait Ilaix Moriba pour égaliser (1-1, 21e). Ce but faisait beaucoup de bien aux Tricolores car, même si la défense flottait encore et manquait de concentration à l’image de ce tir de Moreno, finalement signalé hors-jeu (24e), et de ce nouvel arrêt impeccable de Zinga devant Moriba (32e), ils prenaient doucement l’ascendant. Patiente face à un bloc bien organisé, l’équipe de France affichait sa supériorité sur chaque accélération. Discret jusque-là, Lihadji débordait pour centrer en direction de Mbuku, seul devant le but (1-2, 36e). Seuls les latéraux montraient des signes de fébrilités mais au retour des vestiaires, la rencontre tournait largement en faveur des coéquipiers du capitaine Agoumé.

Sur la première action, le centre de Mbuku semblait inoffensif mais alors que toute la défense espagnole s’arrêtait de jouer, Lihadji, seul joueur en mouvement, sortait de nulle part pour pousser le ballon au fond (1-3, 46e). Lancé sur le côté gauche par Aouchiche, Pembélé perdait son duel face à Ivan Martinez en frappant de son mauvais pied (53e). Il se rattrapait sur le corner du numéro 10 parisien, en profitant une nouvelle fois de la passivité adverse (1-4, 54e). Complètement assommée, la Rojita abandonnait toute velléité. Martinez limitait un peu la casse en s’interposant avec brio devant Rutter (58e) et Lihadji (59e) mais finissait par s’incliner à nouveau face à Rutter, sur un nouveau service d’Aouchiche (1-5, 60e). Les Français n’avaient plus qu’à contrôler les débats jusqu’à la fin. Aouchiche en a profité pour marquer son premier but dans cette compétition (1-6, 90e+3), après avoir trouvé le poteau (83e). Seule ombre au tableau, Agoumé sera suspendu en demi-finale (le 14 novembre à minuit) face au vainqueur de Italie-Brésil, qui a lieu cette nuit.

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