L’histoire de la carrière professionnelle d’Ibrahima Bakayoko est spécifique dans le milieu du football professionnel, car le voile de sa réussite ou de son échec n’est pas levé.

Aujourd’hui encore, il est impossible d’indiquer avec certitude ce qu’il avait pour réussir au plus haut niveau, ou alors ce qui lui a manqué pour connaître une carrière plus reluisante après des débuts remarqués avec Montpellier.

Du Stade d’Abidjan à Montpellier

Formé au Stade d’Abidjan l’attaquant ivoirien débarque à Montpellier lors de la saison 95-96, après avoir tapé dans l’oeil de Roger Milla, qui officie à l’époque comme émissaire du club héraultais dans le continent Africain.

Dès sa première année, “Baka” dispute 14 matches sous ses nouvelles couleurs, mais ne réussit pas à réitérer avec l’équipe première, les performances dont il est auteur avec la réserve. C’est la raison pour laquelle il ne trouvera pas le chemin des filets lors de cette édition.

La saison suivante est celle de l’éclosion, car en inscrivant 13 buts en championnat, il devient l’atout offensif principal de son équipe, mais aussi l’un des meilleurs artilleurs du championnat. Malgré une saison moins prolifique en 97-98 (7 buts en 28 matches), Bakayoko s’envole vers la Premier League à Everton, où ses qualités de puissance et sa vitesse avaient conquis les dirigeants anglais.

L’aventure ne sera pas concluante puisqu’il ne va inscrire que 4 buts en 27 rencontres, avant de revenir au MHSC où sa prestation au Stade Vélodrome contre l’OM (3-4) va lui valoir un transfert à la fin de la saison.

L’aventure marseillaise et le parcours de globe-trotter

L’arrivée de l’Ivoirien dans la cité phocéenne bâtira également sa légende dans l’élite française. Pinaillé pour sa maladresse et applaudi les soirs où la réussite était de la partie, voilà comment peut se résumer l’aventure vécue sous les couleurs olympiennes. Les Marseillais ne gardent pas un souvenir impérissable de leur attaquant, mais son éternel sourire lui vaudra de la mansuétude.

Mis sur la liste des départs à chaque fin de saison, Bakayoko passera au total cinq années à Marseille profitant de l’époque faste de Rolland Courbis, qui avait donné lieu à la signature de ce contrat fortement rémunéré. Avec 32 buts inscrits en championnat lors de son bail, on ne peut pas dire que le transfert ait été amorti, mais les supporters marseillais seront unanimes pour dire qu’il mouillait le maillot, une vertu qui n’est des moindres à leur regard.

Parti de l’OM en 2003, il va commencer son périple qui va le mener d’Osasuna à Istres, en passant par Livourne et Messine et aujourd’hui à Larisa en Grèce. Baka n’a pas pour autant changé ses habitudes, car il n’a pas dépassé la barre des 5 buts en championnat lors d’une saison depuis son départ. Auteur de deux réalisations cette année avec la formation grecque qui occupe la 5e place de son championnat, et a également participé à la Coupe de l’UEFA où il a inscrit 1 but.

À 30 ans Bakayoko trace sa route et son chemin. Si la notion de progression ne figure pas dans la trajectoire de sa carrière, celle du plaisir et de la passion y revêtent un sens. C’est ce qui semble encore le faire courir avec la même détermination, quelque soit son lieu d’exercice.