Enfant, Jimmy Algérino voulait deux choses plus que tout. La première partie de son rêve de gosse, Jimmy l’aura réussi. Il voulait devenir footballeur professionnel. De Monaco à Legano, en passant par Châteauroux ou Sochaux via Venezia, il aura écumé les pelouses européennes. Près de 200 matches en première division, 150 en deuxième division, c’est ça, la légende de Jimmy.

Mais Jimmy Algérino est irrémédiablement lié à un club. Le PSG. Entre 1996 et 2001, le latéral aura animé le côté droit parisien. À l’époque, le club de la capitale est un des plus grands d’Europe. Au Camp des Loges, c’est l’époque Canal : Jimmy côtoie les Roche, Rai, Weah, Lama et autres Guérin et Rai avant les arrivées de Leonardo, Marco Simone, Okocha, Ronaldinho ou Heinze ... Des grands noms avec qui il remporte la Coupe des Coupes 1997 et réalise le doublé Coupe de France-Coupe de la Ligue en 1998. Puis c’est la dégringolade. Le PSG vit de multiples crises dont Algérino est un spectateur privilégié, toujours là, jamais titulaire. « Trois ou quatre présidents, cinq ou six coachs, je ne sais plus combien de joueurs ... Au début c’était génial et puis c’est devenu désolant, surtout que Luis Fernandez ne comptait plus sur moi. »

Il quitte donc Paris pour l’Italie. Une pige qui ne durera que 6 mois. À Venise, il croise le fantasque président Zamparini, l’homme qui a changé vingt-six fois d’entraîneurs depuis 1987, ou Césare Prandelli, le génial coach de la Fiorentina. Il retourne donc en France, à Sochaux mais l’affaire tourne vite au vinaigre. Fatigué, il rejoint son autre club de cœur, Châteauroux. Son retour dans le Berry n’est pas celui qu’il avait prévu puisqu’il peine à retrouver un niveau physique acceptable. Il n’a plus le niveau, presque un Casper, Jimmy. Dernier fait de gloire néanmoins, avec son ancien coéquipier Eric Rabesandratana, il atteint la finale de la Coupe de France 2004, qu’il perd face ... au PSG avant de terminer sa carrière en Serie C à l’AC Legano, le club de ... Marco Simone. Parisien un jour, Parisien toujours.

La deuxième partie du rêve de Jimmy ? Jouer au Téfécé. Né à Toulouse, il n’a pas tapé dans l’œil des recruteurs de la Ville rose. Dommage. « Actuellement, je prends du recul sur mes quinze ans de carrière professionnelle, je suis dans une période de transition. Je prends du bon temps pour réfléchir à un projet d’avenir. » Depuis 2007, il est à l’US Castanet-Tolosan comme formateur. Le rêve de Jimmy, c’est donc de rejoindre le TFC, le club de sa ville, qui l’a refusé alors qu’il était en Cadet. C’est justement Élie Baup, l’ancien entraîneur toulousain, qui avait commis cet écart. Le coach à la casquette parti, serait-il temps de fredonner, avec Moriarty, « Jimmy, won’t you please come home ? »