Son nom aura fait rire toute une génération. Kizito "Kiki" Musampa était pourtant un joueur on ne peut plus sérieux. Hyper rapide, hyper technique, ce Ribéry hollandais, né à Kinshasa (Zaïre), est passé à côté d’une grande carrière.

À 18 ans à peine, Musampa jouait la finale de la Ligue des Champions face à la Juve. C’était en 1996 et l’Ajax et sa bande d’adolescents dansaient sur le ventre des grands clubs européens. Kiki en faisait partie. Mais, déjà, cette finale perdue aux tirs aux buts est l’apogée d’une carrière ratée pour l’international Espoir batave. Ce milieu de terrain supersonique aurait pu rêver mieux. Mais voilà, comme nombre de joueurs passé par l’Ajax, il va peiner à s’imposer loin de la maison mère. Joueur hyper technique, Musampa va surprendre tout le monde en signant à Bordeaux en 1997 dans le but d’être sélectionné pour la Coupe du Monde 1998. Guus Hiddink oublie le "local" malgré un titre de Champion de France avec les Girondins. Lassé, Kiki rejoint l’Espagne. D’abord Malaga puis l’Atletico où il peine à s’imposer. Suivent l’Angleterre et Manchester City puis la Turquie et Trazbonspor avant un retour en Hollande, à l’AZ Alkmaar.

Cinq maigres apparitions sous le maillot de l’AZ et puis s’en va. Kiki part aussi vite qu’il est venu. Après quelques touches en MLS, l’homme aux éternelles dreadlocks rejoint la Corée. Le FC Séoul l’accueille. Là-bas, il retrouve Senol Günes, le coach de la Turquie troisième du Mondial 2002. Impressionné par sa vitesse et sa qualité de passe, l’entraîneur turc lui fait confiance, mais Kiki ne parvient pas à retrouver son niveau après tant de temps passé entre le banc et l’infirmerie. Nous sommes en juin 2008 et Kizito Musampa quitte le club coréen. Aujourd’hui, l’international Espoir hollandais n’a plus de club. Ces dernières touches l’amènent vers Wrexham... au Pays de Galles. Le fait de gloire du club de Conference National (cinquième division anglaise) ? Un titre de champion de D3 en 1978. Kiki avait un an.