Foot Mercato : Tout d’abord, comment allez-vous ?

Bruno Alves : Tout va très bien, merci !

FM : Félicitations pour le titre de champion de Russie lors de votre première année en Russie avec le Zenit. Quel bilan dressez-vous, jusqu’à maintenant, de cette nouvelle expérience ?

BA : Jusqu’à maintenant, le bilan est extrêmement positif. J’ai gagné des titres et je joue dans un club très organisé qui veut s’imposer parmi les meilleurs d’Europe. Quant à la ville de Saint-Pétersbourg, elle est fantastique.

FM : Votre départ pour le championnat de Russie a surpris énormément d’observateurs. Vous n’avez pas eu peur de découvrir ce football et d’être quelque peu oublié par le grand public ? Conseilleriez-vous à d’autres Portugais d’aller en Russie ?

BA : Rejoindre la Russie a été une décision très réfléchie par toute la famille. J’ai senti que je ne pouvais pas laisser filer une opportunité intéressante à tous les niveaux. Comme j’ai été champion de Russie, je vais disputer la Ligue des Champions. Je suis entraîné par l’un des meilleurs entraîneurs du monde, Luciano Spalletti. Bien évidemment, les conditions financières ont également pesé. Je conseillerai à tous les bons joueurs de venir en Russie, car le championnat est d’un très bon niveau et a beaucoup à offrir.

FM : Quels sont vos objectifs cette saison, la lutte en tête du championnat de Russie paraissant très relevée ?

BA : Le championnat de Russie est très compétitif. Le Zenit joue toujours pour gagner. Nous souhaitons conserver le titre de champion de Russie, mais aussi réussir une bonne Ligue des Champions.

FM : À votre arrivée, le Zenit fut éliminé à la surprise générale par l’AJ Auxerre en tour préliminaire de Ligue des Champions. Comment vous êtes-vous relevé de cette déception ?

BA : Cela a effectivement été très compliqué à digérer. Nous avions obtenu un bon résultat à l’aller (Ndlr, 1-0) et nous pensions vraiment nous qualifier pour la C1. Il a fallu relever la tête et aller chercher de meilleurs résultats ensuite.

FM : Comment avez-vous vécu la saison fantastique du FC Porto, votre club de cœur ?

BA : J’ai été très heureux là-bas. J’y ai laissé de très bons amis. Leur succès la saison passée m’a également rempli de bonheur. Et c’est sans aucun doute mérité.

FM : Que pensez-vous de l’effectif des Dragões ? D’André Villas-Boas ? Son transfert à Chelsea vous a-t-il surpris ?

BA : En football, tout peut arriver. Et c’est normal que le succès de l’équipe éveille les convoitises extérieures de la part de grosses équipes européennes ! Cela prouve la qualité et la richesse du football portugais.

FM : L’été dernier, avant que vous vous engagiez avec le Zenit, on a beaucoup parlé ici en France d’un intérêt (et même d’offres) de la part de l’Olympique Lyonnais à son sujet. Info ou intox ?

BA : Je pense qu’il y a eu un réel intérêt de la part de l’OL, mais Porto a demandé énormément d’argent et ça en est resté là !

FM : Aimeriez-vous vivre un jour une expérience en France ?

BA : Bien évidemment ! J’ai une très bonne image du championnat de France et du pays. Il y a des clubs de top niveau européen. C’est un championnat très prestigieux.

FM : Quelques mots sur la Selecção. L’arrivée de Paulo Bento semble avoir changé beaucoup de choses. Pensez-vous que la Selecção parviendra à se qualifier pour l’Euro 2012 ?

BA : La Selecção a vécu une période de transition et le changement a été compliqué, mais aujourd’hui nous sommes sur le bon chemin pour nous qualifier pour l’Euro 2012. Paulo Bento est un excellent entraîneur, très compétent et dynamique. Il a apporté un souffle nouveau à la sélection. Ses méthodes portent leurs fruits. C’est un grand entraîneur et un homme bien.

FM : Que peut-on vous souhaiter pour la fin de la saison ?

BA : Je veux être champion de Russie, réaliser une bonne campagne en Ligue des Champions et être présent à l’Euro. Et pourquoi pas le gagner !