Son débordement plein de fougue dès la 3e minute de jeu a d’emblée levé tous les doutes. Lucas Hernandez, incertain et au cœur d’une polémique entre la Fédération Française de Football et le Bayern Munich, a tenu son rang sur le flanc gauche de la défense des Bleus face à la Turquie (1-1, éliminatoires Euro 2020). Et plutôt très bien si l’on considère que le champion du Monde 2018 n’était pas à 100% ce lundi soir au Stade de France.

Défensivement, on l’a vu réussir de nombreuses interventions, comme ce retour sur Ozan Tufan à la 16e minute de jeu ou ce tacle plein de rage peu après l’heure de jeu. Son excès d’engagement lui a valu une remontrance d’abord de la part de Felix Brych puis un carton jaune pour un tacle non maîtrisé en début de seconde période (48e). Une grinta qui, si elle demande à être contenue, irradie ses partenaires en défense. « On a cette déception, car on voulait gagner ce match qui était décisif. Ça a payé pour eux, à nous de gagner nos matches en novembre », a-t-il expliqué la machoire serrée au micro de M6.

Un guerrier sur tous les fronts

L’ancien de l’Atlético de Madrid ne s’est d’ailleurs pas contenté de défendre. Le gaucher a bien combiné avec ses partenaires vers l’avant, comme sur ce joli jeu à trois avec Kingsley Coman et Antoine Griezmann (17e) et ce bon centre suite à une récupération haute (26e). Mort de faim, il s’est montré disponible, demandant le ballon là où certains attaquants ne faisaient pas d’appels, à l’image de cette présence au second poteau sur un centre long de Griezmann (41e).

Après avoir fait couler beaucoup d’encre des deux côtés du Rhin en raison de l’état de son genou, Lucas Hernandez a apporté une réponse claire : il est prêt à jouer, et ce, même si ses dernières minutes ont été plus discrètes. Le Bayern risque d’être rassuré par la démonstration de son poulain. Et quand il évolue à ce niveau-là, c’est un régal. Dire qu’il est loin d’être en pleine possession de ses moyens...