Ce lundi soir, l’Angleterre a terminé sa campagne internationale d’octobre avec une victoire aux dépens de la Bulgarie (6-0). Malgré l’ambiance délétère de la rencontre, les Three Lions ont fait plus que le boulot et leur capitaine, Harry Kane, aussi. « En tant qu’attaquant, le plus important pour moi est d’être dans la surface autant que possible pour essayer de marquer. Mais si je peux offrir des passes décisives et aider mes coéquipiers à gagner, c’est tout ce qui compte. Je ne suis pas trop sûr (de ressentir la pression du capitanat, ndlr), je prends cette responsabilité », a-t-il expliqué.

Auteur de trois passes décisives et d’un but en toute fin de match ce lundi, l’avant-centre des Spurs a déjà trouvé le chemin des filets à huit reprises en six rencontres et surtout il est rentré dans l’histoire. En effet, en inscrivant son 21e but depuis qu’il est capitaine, il a dépassé la barre des 20 qu’avaient obtenus Bryan Robson et Alan Shearer. Pourtant tout n’est pas vraiment simple pour lui. Alors qu’il avait déjà donné deux offrandes, les commentaires sur l’internet anglais fleurissaient et on pouvait lire qu’il était « surcoté » voire une « fraude ». Certains s’amusaient même à expliquer qu’il attendait un penalty, comme toujours. Là est la dure loi d’avant-centre. Mais cela ne semble pas vraiment le toucher, lui qui va récupérer le brassard de capitaine de Tottenham.

« Mon jeu ne changera pas »

« De mon point de vue, je suis capitaine en Angleterre et j’assume cette responsabilité. Évidemment, je serai capitaine (chez les Spurs, ndlr) aussi longtemps que Hugo (Lloris, ndlr) sera absent. Mais j’ai déjà dit que mon jeu ne changera pas, ma personnalité ne changera pas non plus. Je suis toujours la même personne, j’essaie toujours de montrer l’exemple sur et en dehors du terrain et je continuerai à le faire. J’ai déjà été dans des situations de haute pression, qu’il s’agisse de périodes de sécheresse de buts, de matches à haute pression ou de mal à jouer en équipe. C’est quelque chose que je vais analyser et améliorer », détaille-t-il.

Car ce qu’on oublie souvent, c’est qu’Harry Kane, ou Hurry Kane (double jeu de mots entre "Kane le pressé" et "l’ouragan") comme s’amusent les journaux anglais, est un homme pressé. On oublie souvent aussi qu’il est encore très jeune, qu’il n’a que 26 ans. Etre le leader des Spurs mais aussi des Three Lions n’est pas donné à tout le monde, surtout à cet âge. On se rappelle aussi que beaucoup ont échoué dans cet exercice et qu’il n’est pas si simple d’être prophète en son pays. Mais le natif de Walthamstow, une ville du borough londonien de Waltham Forest, y arrive pour le moment et, même si la qualification pour l’Euro n’est pas encore définitivement acquise, Gary Southgate et les supporters anglais savent déjà ce qu’ils doivent à leur avant-centre.