Le football, M’bemba Sylla est tombé dedans dès son plus jeune âge. Au départ, c’était d’ailleurs plus un jeu que quelque chose de vraiment sérieux dans son esprit nous a-t-il avoué. « J’ai commencé à 4 ans. Je jouais avec mon frère et mes cousins. C’était vraiment pour le plaisir ». Et puis tout a basculé pour celui qui a deux grands frères et une sœur. « Un jour, je marchais dans la rue avec ma mère et j’ai vu un stade de foot. C’était celui du Evry FC. J’ai demandé à ma mère si elle pouvait m’inscrire au foot et elle a accepté. J’ai commencé chez les poussins et j’y suis resté jusqu’en U15. Puis j’ai fait une année à Brétigny en sport-études avant d’intégrer le centre de formation de Châteauroux ». Un club qui l’avait remarqué quelques années avant.

« Quand je jouais à Evry, en U12 et U13, on avait affronté Châteauroux. Le recruteur m’avait repéré. Quelques années plus tard, j’ai signé un contrat aspirant de trois ans à La Berrichone puis un ANS (accord de non-sollicitation) de deux ans ». Présent depuis quatre années à Châteauroux, M’bemba Sylla évolue cette saison avec l’équipe U19. Malgré une légère blessure qui lui a fait manquer quelques matches, ce défenseur central est un titulaire en puissance (24 rencontres). De quoi le satisfaire lui qui estime vivre une belle année. « Je joue en U19 et je m’entraîne avec la réserve. J’ai aussi fait quelques entraînements avec les pros. La saison se passe bien. Avec les U19, nous sommes actuellement troisièmes. Nous avons aussi atteint les huitièmes de finale de la Coupe Gambardella. C’est un bon bilan ».

Sylla arrive à un tournant

Et le roc qui mesure 1m80 n’y est pas étranger lui qui a un sacré paquet de qualités. « Je suis un défenseur central plutôt technique. Je suis intelligent et je défends bien. Mais je pense que je peux encore progresser plus techniquement ». Pour cela, il prend exemple sur d’autres footballeurs. « J’ai plusieurs modèles. Quand j’étais plus jeune, mes modèles étaient Mapou Yanga-Mbiwa et Mahmadou Sakho. À présent, c’est plus Raphaël Varane mon exemple. Si je pouvais, je lui piquerais sa vitesse, sa technique et sa qualité de relance ». Un parcours qui l’inspire beaucoup et qu’il aimerait suivre. « Le football espagnol me fait rêver », nous confie-t-il. Cela tombe bien d’ailleurs puisque selon nos informations des écuries espagnoles (Levante) le suivent. Des clubs étrangers (Guimarães) et français sont aussi séduits par le profil du joueur dont l’avenir sera au cœur des débats.

« Châteauroux est un très bon club formateur. Quand j’ai signé là-bas, je pensais que j’allais y débuter chez les pros. Mais ça fait quatre ans que je suis là et je vois que d’autres jouent déjà en pros. Du coup, je me pose des questions. Il me reste une année de contrat (...) D’ailleurs, j’ai eu mon entretien avec le club il y a quelques semaines et je ne pense pas rester à Châteauroux l’année prochaine ». Un tournant capital dans la carrière du jeune homme qui devra prendre une grande décision pour son avenir. Car son avenir, Sylla ne le voit que dans le football. « J’ai obtenu mon bac STMG l’an dernier. Du coup, j’ai mis les études de côté pour le moment pour me concentrer uniquement sur le football ». Bien plus qu’un jeu désormais pour M’bemba Sylla.