Pur produit du centre de formation lensois, Rachid Ait-Atmane (21 ans) a fait ses classes au sein de l’une des plus belles générations de la formation artésienne depuis l’ouverture de la Gaillette. « J’ai commencé le foot à Drancy, j’ai joué là bas jusque mes onze ans ensuite j’ai rejoint le centre de formation de Lens. J’ai suivi toute ma formation là bas. » Né en 93, Ait-Atmane a grandi avec Raphaël Varane, Geoffrey Kondogbia et autre Alexandre Coeff. Milieu de terrain de métier, Rachid a quitté Lens à l’aube de la saison 2013-2014. Durant l’été, le jeune joueur d’origine algérienne avait rejoint le Sporting Gijon (D2 espagnole).

Un choix qu’il ne semble pas regretter : « J’étais en fin de contrat à Lens, ce qu’ils me proposaient (un contrat amateur, ndlr) ne me convenait pas, Gijon m’a donné l’opportunité de signer un contrat pro, je n’ai pas hésité. Lens voulait me faire jouer avec la CFA. A deux reprises ils m’ont dit que si ça se passait bien ils me feraient monter avec les pros, j’ai décidé de partir à la troisième promesse. » Aït-Atmane a donc fait ses valises. Le jeune joueur s’est trouvé un nouveau port d’attache à Gijon, au sein d’un championnat qui semble davantage convenir à ses qualités : « Je pense avoir une bonne technique, une bonne vision de jeu et un bon jeu de passe. Néanmoins, je dois encore me montrer plus agressif et progresser dans mon jeu aérien. Je m’inspire de Busquets, je ne peux pas me comparer à lui, mais c’est un joueur que j’aime bien. En Espagne, je trouve que le football est meilleur. Il y a plus de talent pur. Par rapport à ce que je sais faire, je trouve que le foot espagnol est plus adapté. C’est plus rapide dans la transmission, ils voient les choses plus vite, ils prennent des décisions plus tôt. »

D’ailleurs, ses qualités ne sont pas passées inaperçues puisqu’il a déjà pris part à des matches de l’équipe A du Sporting : « Je suis apparu deux fois avec l’équipe première cette saison et j’ai joué un match de coupe de bout en bout. C’est difficile de descendre (en réserve, ndlr). J’en avais parlé au coach, car je souhaitais avoir du rythme, le week-end dernier j’ai joué un match entier avec la réserve et je pense que c’est bien pour moi. Mais c’est compliqué, si un de nos joueurs du milieu de terrain se blesse, c’est moi qui joue. Donc je le comprends. » Lorsqu’on l’interroge sur son avenir, l’ancien pensionnaire de la Gaillette reste terre-à-terre et préfère procéder étape par étape : « A long terme, je veux m’imposer dans mon club. Je n’aime pas trop partir dans le futur. » Le message est passé.