Tous les grands espoirs du Paris Saint-Germain n’ont pas la chance de vivre la même ascension que Presnel Kimpembe, Adrien Rabiot ou Alphonse Areola. A 22 ans, Hervin Ongenda peut en témoigner. Considéré comme l’une des pépites offensives en devenir du Paris Saint-Germain, ce dernier a eu l’occasion d’évoluer aux côtés de la bande de Zlatan Ibrahimovic. Mais très vite, les portes de l’équipe première du club de la capitale se sont refermées sur lui.

Inconstant, Ongenda a alors été envoyé en prêt du côté de Bastia en 2014/2015 (16 matches de Ligue 1). Une idylle qui n’a pas accouché d’une grande histoire d’amour.
« C’est un gentil garçon, mais qui n’écoutait rien. Après l’éviction de Makelele, on est allés voir son remplaçant, Ghislain Printant, pour plaider sa cause. Il a accepté de le reprendre. Mais le jour du rendez-vous, il est arrivé en retard… », a déclaré un ancien joueur du SCB au Parisien. Une attitude qui avait d’ailleurs fortement agacé Ghislain Printant. En privé, ce dernier aurait même confié qu’Ongenda « est le pire joueur que j’ai croisé ». C’est dire.

Rentré à Paris, Ongenda ne renversera pas les choses avant de quitter définitivement les Rouge-et-Bleu en janvier 2017 pour tenter sa première expérience à l’étranger du côté du PEC Zwolle. Une aventure qui n’aura duré que six mois, le Français ayant résilié son contrat avec la formation hollandaise le 4 juillet dernier en raison de multiples retards très peu appréciés par ses dirigeants. Depuis, c’est la traversée du désert pour l’ancien titi du PSG.

Ongenda a du mal à payer son loyer

Cet hiver, nous vous indiquions que des clubs tels que l’Olympiacos Le Pirée ou Eupen (où Claude Makelele souhaitait l’attirer après l’épisode bastiais), ainsi que des écuries russes et chypriotes ont sondé Ongenda. En vain. Une triste réalité racontée aujourd’hui dans les colonnes du Parisien. Le quotidien nous apprend en effet que le joueur vit aujourd’hui dans sa maison de Chambourcy, sans club. Une situation délicate d’autant qu’il aurait désormais du mal à payer son loyer (4000€ mensuels).

Toujours cet hiver, Yann M’Vila, après avoir rejoint Saint-Étienne, a cherché à placer son ami Ongenda dans le Forez avant de laisser tomber. Idem pour la formation croate du Slaven Koprivnica. Un constat peu reluisant qui sert désormais d’exemple à certains agents. « Quand je vais expliquer à mes joueurs qu’il faut travailler, ne jamais être en retard et ne pas se voir trop beaux, je leur dirais : Regardez ce qui est arrivé à Ongenda… », a d’ailleurs confié l’un d’eux au journal. Un beau gâchis.