Champion en titre, Toronto fait figure de favori à sa propre succession. La franchise canadienne qui peut compter sur sa star Sebastian Giovinco (16 buts en 2017) possède un des effectifs les plus solides de la ligue nord-américaine. Le Néerlandais Gregory Van der Wiel est notamment arrivé cet hiver en provenance de Cagliari. La formation coachée par Greg Vanney dispose également de valeurs sûres du championnat dans ses rangs. Tout d’abord, le passeur espagnol Víctor Vázquez (16 passes décisives en 2017) qui est essentiel dans l’organisation offensive de Toronto. Les expérimentés Américains Jozy Altidore (ex Villareal) et Michael Bradley (ex Roma) sont également des éléments importants d’une formation qui compte aussi l’ancien Rennais Chris Mavinga dans ses rangs. L’entraîneur Greg Vanney a d’ailleurs expliqué que ses joueurs avaient hâte de débuter la conservation de leur titre comme le relaye ProSoccerUSA : « Les gars l’attendent avec impatience (l’ouverture du championnat).Vous avez traversé la pré-saison. Vous avez mis beaucoup de travail de mise en forme, vous avez mis beaucoup de travail sur les choses, et maintenant c’est la répétition, c’est les matches. »

Connus pour la ferveur de leur public et l’ambiance unique de leur stade, les Sounders de Seattle, finaliste malheureux de la précédente édition voudront se venger et remporter un second titre de champion après 2016. Portée par la star nationale Clint Dempsey (ex Fulham) et l’Urugayen Nicolas Lodeiro (ex Ajax Amsterdam), la franchise de l’état de Washington peut se présenter comme l’un des favoris pour la victoire finale. Régulièrement positionnée ces dernières années, l’équipe créée en 2007 est toujours redoutable. À environ 300 km plus au sud, les Portland Timbers ne sont pas en reste. Champion en 2015, la franchise de l’Oregon ne dispose pas forcément de stars, mais peut compter sur un effectif très homogène. L’Argentin Diego Valeri, auteur de 21 buts l’an dernier se chargeant de bonifier le travail de ses camarades. À noter la présence de l’ancien Marseillais Bill Tuiloma dans cet effectif de Portland.

New York, un goût d’inachevé

La Grosse Pomme a également son mot à dire avec deux franchises aux dents longues. Détenu par City Group comme Gérone, Manchester City ou Melbourne, le club de New York City dispose de propriétaires ambitieux. Au club depuis 2015, David Villa s’apprête à vivre sa quatrième saison au sein de l’effectif coaché par Patrick Viera. Véritable star de sa formation depuis les retraites d’Andrea Pirlo et Frank Lampard, le buteur espagnol reste sur une saison à 22 buts inscrits où il a été le deuxième meilleur réalisateur de la MLS. David Villa n’est pas le seul argument de New York City qui peut compter sur un effectif solide. Le milieu de terrain des bleus marine dispose de joueurs très fins techniquement à l’image d’Alexander Ring (ex Borussia Mönchengladbach), Maximiliano Moralez (ex Atalanta) ou encore de Yangel Herrera, jeune espoir prêté par Manchester City. Quart de finaliste l’an dernier, New York à la possibilité de passer un cap cette saison.

L’équipe rivale de City, New York Red Bulls reste elle aussi dangereuse. Malgré la perte de son maître à jouer Sascha Kljestan arrivé à Orlando, l’ancien club de Thierry Henry reste comme chaque année une équipe dangereuse. Actuellement sur une série de huit qualifications de rang en play-offs, le club new-yorkais est l’une des équipes les plus régulières de MLS. Cela dépendra en grande partie de l’état de forme de son buteur Bradley Wright-Phillips. Auteur de 17 réalisations la saison dernière le fils de Ian Wright est la principale menace des Metros. Un outsider aura également son mot à dire, il s’agit d’Atlanta United. Pour sa première saison, la franchise de Géorgie avait atteint les play-offs en terminant quatrième de la conférence est. La formation dirigée par Tata Martino (ex FC Barcelone) souhaite continuer à grandir à vitesse grand V. Emmenée par son serial buteur Josef Martínez (19 buts la saison dernière), le club basé au Mercedes-Benz Stadium a toutes les raisons d’espérer une saison grandiose.

Habituée à voir la création de nouvelles franchises au cours des dernières saisons, la MLS accueille une toute nouvelle formation. Après New York City en 2015, Atlanta United et Minnesota United en 2017, place désormais à Los Angeles FC. Ambitieuse, cette seconde équipe de Los Angeles après les Galaxys, a mis les moyens pour faire plus que de la figuration. Elle a d’abord décidé d’installer Bob Bradley - sélectionneur des États-Unis entre 2007 et 2011 - sur son banc. Une personnalité forte qui sera entourée par le latéral Belge Laurent Ciman arrivé de l’Impact Montréal durant l’hiver. Mais la star de Los Angeles FC sera bien Carlos Vela. Acheté pour 5 millions d’euros à la Real Sociedad, l’attaquant mexicain arrive fort de ses expériences européennes (Arsenal, West Bromwich, Real Sociedad). Un vécu qui sera nécessaire pour une équipe qui fera ses gros débuts en MLS.

Des figures connues

Contrairement aux dernières années, le championnat nord-américain est resté sage au moment d’aborder cette nouvelle saison. Si le nom de Zlatan Ibrahimovic a été lié au Los Angeles Galaxy, le Suédois n’a pas fait le grand saut. Néanmoins, plusieurs joueurs réputés font le bonheur de leur franchise. L’équipe de Chicago Fire peut toujours compter sur Bastian Schweinsteiger. Malgré ses 33 printemps, le champion du monde 2014 reste compétitif et sera un véritable atout pour la formation de l’Illinois. Par contre, c’est bien le Hongrois Nemanja Nikolić la véritable star de l’équipe. Meilleur buteur du championnat l’an passé avec 24 buts, le huitième de finaliste de l’Euro 2016 est devenu une figure de proue de la MLS.

Absent des play-offs la saison dernière, les Los Angeles Galaxy voudront retrouver un rang plus conforme à leur réputation. Avec les deux frères Jonathan et Giovanni Dos Santos, la franchise californienne dispose de joueurs de qualités ayant fait leurs preuves en Europe, notamment à Villarreal. Pour performer, il faudra cependant trouver une meilleure harmonie que lors de la précédente saison. Le club de la cité des anges dispose aussi dans ses rangs d’Ashley Cole l’ancien latéral d’Arsenal et Chelsea. Le club de Philadelphie possède dans ses rangs l’ancien Nantais Alejandro Bedoya et le buteur C.J. Sapong (16 buts), mais aussi des internationaux confirmés avec le Bosniaque Haris Medunjanin ainsi que le Tchèque Borek Dockal. Il ne faut pas oublier les talentueux Sacha Klještan (Orlando City), Tim Howard (Colorado) et Ignacio Piatti (Impact de Montréal) qui devraient faire parler d’eux cette saison.

Le contingent français n’a lui pas à rougir. Si Benoît Cheyrou a pris sa retraite, Romain Alessandrini représente fièrement le drapeau tricolore. Auteur de 13 buts, 12 passes décisives, l’ancien marseillais s’est parfaitement acclimaté à son nouveau championnat avec les Los Angeles Galaxy. Le défenseur français, Michael Ciani fait lui aussi les beaux jours du club coaché par Sigi Schmid. Pourtant, il n’a pas encore réussi a se frayer une place de titulaire. Tout proche d’entamer sa neuvième saison outre atlantique, Aurélien Collin continue de se faire plaisir dans le championnat nord américain. Le défenseur de 31 ans, héros de la finale de la Major League Soccer 2013 qu’il a remporté avec Kansas City est parti cet hiver chez les New York Red Bulls. Il avait toutefois ouvert la porte à un retour en Europe avant de se raviser. Les autres joueurs français du championnat sont Nicolas Caraux (Atlanta), Vincent Bezecourt (New York Red Bull), Zakaria Diallo (Impact Montréal), Claude Dielna (New England) et Florian Valot (New York Red Bull).