Face aux dérives du mercato, la FIFA avait décidé de recadrer les choses. Notamment vis-à-vis des agents. Pour certains, comme Mino Raiola, le marché des transferts est une source de revenus très lucrative. Les représentants les plus réputés parviennent en effet souvent à négocier des commissions avec le club vendeur et celui qui achète leur poulain. Afin d’en finir avec ces pratiques, l’instance dirigeante du football mondial avait donc réfléchi à plusieurs mesures.

Tout d’abord, afin d’éviter tout conflit d’intérêts, un agent ne pourrait pas être rémunéré par l’acheteur et le vendeur. Ensuite, un plafonnement de la commission d’agent à 10% pour un transfert et à 6% pour le montant total du salaire du joueur était également évoqué. Enfin, la FIFA pensait aussi à obliger chaque fédération à rétablir une licence d’agents. Autant de mesures qui avaient été validées par le conseil de l’instance le mois dernier.

Une lettre qui n’a pas effrayé la FIFA

Mais chez les agents, ça ne passe pas. L’Equipe relaie une information de l’AFP selon laquelle plusieurs représentants dont le célèbre Mino Raiola ont envoyé une lettre à la FIFA avant cette réunion du mois d’octobre en la menaçant de saisir la justice. « Nous continuons d’espérer que la FIFA et les fédérations vont s’abstenir de mettre en application ces propositions et vont à la place engager un dialogue ouvert avec nous. Si ce n’est pas le cas, la justice devra décider de leur validité et des compensations pour les dommages subis. »

Une missive qui n’a pas vraiment impressionné l’instance dirigeante. Le 5 novembre dernier, elle leur a répondu en leur faisant comprendre que ces mesures sont bien dans les tuyaux, car le marché actuel est « dicté par la spéculation et non par la solidarité ». Une mauvaise nouvelle donc pour les agents habitués à se remplir les poches, parfois au détriment de la progression de leurs poulains. Qu’on se le dise, la FIFA veut que les choses changent !