Les temps sont durs en Europe. La santé financière de nombreux clubs pose problème et les salaires impayés sont légion à travers le Vieux continent. Du coup, plutôt que de prendre le risque de signer un contrat qui ne sera pas honoré sur le plan économique, certains préfèrent opter pour des destinations exotiques mais plus sûres financièrement, à l’image du Mexique. Ces derniers jours, plusieurs éléments ont en effet traversé l’Atlantique pour signer en Primera Division.

Luis Perea (33 ans, ex-Atlético Madrid, qui a signé à Cruz Azul), Jefferson Montero (22 ans, ex-Villarreal, qui s’est engagé avec Monarcas) et Raul Tamudo (34 ans, ex-Rayo Vallecano, qui a rejoint Pachuca) sont quelques exemples de joueurs habitués à jouer en Europe qui ont souhaité tenter leur chance au pays de la tequila. D’autres pourraient rapidement suivre, puisque Paulo Da Silva (32 ans, Saragosse), Maxi Lopez (28 ans, Catane), German Denis (30 ans, Atalanta) ou encore Javier Saviola (30 ans, Benfica) sont annoncés avec insistance.

Avant eux, des éléments tels que Luis Garcia (33 ans, ex-Liverpool aujourd’hui à Pumas) ou Marc Crosas (24 ans, ex-Olympique Lyonnais aujourd’hui à Santos Laguna) avaient montré la voie, séduits par le niveau en progression du football mexicain mais pas seulement. « Ce n’est plus l’Europe d’il y a quatre ans, cela fait que de nombreux joueurs se tournent vers la stabilité économique et administrative de notre championnat », a confié le directeur sportif de Pachuca Andrés Fassi au média local Récord avant d’insister.

« Notre championnat est en plein développement, d’autres ont des problématiques très compliquées à gérer. Au Mexique, c’est l’inverse. Nous sommes à un point de départ et je suis sûr que l’année prochaine, beaucoup d’autres joueurs d’Europe viendront dans notre pays », a-t-il lâché. Un avis que partage son homologue des Jaguares de Chiapas Guillermo Cantú. « La crise que vit l’Europe équilibre les forces en présence et permet ce genre d’opérations », a-t-il expliqué à Récord.

Un spécialiste mexicain du marketing Carlos Alazraki a apprécié l’initiative des clubs locaux. « C’est très positif. Je crois que si les fans vont au stade, c’est pour voir les stars, c’est le bon chemin. Cela va servir », a-t-il lancé. Et puisque des internationaux expatriés du Tri (Efrain Juarez, Nery Cardozo, Antonio Pedroza) ont eux aussi décidé de venir se relancer au pays, la Liga MX s’annonce particulièrement compétitive. Alors, le Mexique sera-t-il le nouvel Eldorado des stars européennes ?