17 juin 2010 au lendemain de la défaite française face au Mexique (0-2) lors du Mondial en Afrique du Sud, la Une de l’équipe rapportant une terrible insulte de Nicolas Anelka contre Raymond Domenech à la mi-temps du match secoue le football français. Personne n’imagine encore le cataclysme qui va en découler, avec la fameuse mutinerie de Knysna. Près de 4 ans plus tard, tout le monde veut oublier l’une des pires pages de l’histoire du football français, Nicolas Anelka le premier.

Pourtant, dans une interview accordée à Metro News, l’enfant terrible du football français revient une fois encore sur l’origine de son pétage de plomb, assurant par ailleurs, qu’il n’a pas littéralement prononcé l’insulte publiée à la Une du quotidien sportif. « Non je n’y repense pas du tout. Ce qui est arrivé devait arriver ! L’insulte dans le vestiaire – et ce ne sont pas les mots mentionnés à la une de L’Équipe – , est la conséquence de notre dialogue quand il m’a rendu visite à Londres. En Afrique du Sud, on savait très bien qu’on allait droit dans le mur. On a provoqué assez de réunions avec lui pour qu’il procède à des changements tactiques. Mais il n’en a fait qu’à sa tête et tout me monde a subi... »

Ayant toujours une dent contre l’ancien sélectionneur de l’Équipe de France, l’ancien attaquant de WBA cartonne littéralement Raymond Domenech et moque le palmarès famélique de celui-ci, son manque de charisme et son manque de discernement notamment autour de la gestion du cas Henry. « J’ai insulté dans un vestiaire un coach que tout le peuple français insultait déjà, un coach qui n’a jamais rien gagné à part un titre de champion de D2 et le Tournoi de Toulon ! Il ne connaît pas la gagne. Je respecte l’homme car je pense que c’est une bonne personne mais je n’ai aucun respect pour l’entraîneur. Il n’est pas à la hauteur. Quand tu as été dirigé par Ancelotti et d’autres grands, il est très dur de l’être par Domenech ! Cette Coupe du monde n’est pas une cicatrice et j’assume tout ce qu’il s’est passé. Si je devais le refaire, je le referai car il le méritait à ce moment-là ! Un coach qui demande le respect mais qui est incapable de respecter le meilleur buteur de l’histoire du football français (Thierry Henry, Ndlr) ne mérite aucun égard. » Une attaque cinglante que devrait apprécier le principal intéressé.

Se livrant une fois encore sans langue de bois, Nicolas Anelka, qui n’a plus de club depuis son départ de West Bromwich Albion, assure ne pas regretter ses choix et ses prises de position, notamment en Afrique du Sud. « Je peux me regarder dans un miroir, je suis fier de moi, de mon chemin. Si c’était à refaire, je recommencerai. Les titres, c’est bien, mais on ne les emporte pas dans la tombe ! Je n’ai aucun regret. J’aurais pu être lisse, faire plaisir à tout le monde, notamment à la presse, mais ce n’est pas mon caractère. J’ai toujours cru en ce que je faisais. Et je n’ai jamais mis un genou à terre ! » Quitte à passer à côté d’une carrière qui aurait dû être bien plus riche qu’elle ne l’a été.

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