OM - Olympiakos : les notes du match

OM - Olympiakos : les notes du match

23/11/2011 - 22 h 57 Autres championnats » Autre championnat Commentaires

Valbuena et l'OM chutent contre l'OlympiakosValbuena et l'OM chutent contre l'Olympiakos©Maxppp

Coup de théâtre au Stade Vélodrome ! Bien partis pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, les Phocéens devront finalement batailler jusqu'au bout pour accéder au Top 16 de la compétition, la faute à cette défaite concédée ce soir contre l'Olympiakos (0-1).

L’Olympique de Marseille ayant l’opportunité de valider sa qualification pour les huitièmes de finale dès ce soir, il semblait logique d’attendre des Phocéens une entrée en matière tambour battant. Et pourtant, c’est l’Olympiakos qui se montre le plus dangereux, à l’image de ce but de la tête inscrit par Mellberg (10e), refusé pour hors-jeu. Dans la foulée, Diarra (11e) tente de répondre, mais sa tête s’envole au-dessus de la cage grecque. Et alors que les deux blocs se neutralisent, bloquant toute offensive, Mirallas (36e) dynamite la défense marseillaise et sur une percée en solitaire qui laisse à terre trois defenseurs phocéens, l’attaquant bute sur un Mandanda vigilant, qui dans la continuité de l’action réalise encore une belle parade sur un tir dévié de Holebas. Décidément en pleine bourre dans ces 10 dernières minutes de la mi-temps, les Grecs tentent encore leur chance et Maniatis (38e) voit lui aussi sa tentative être repoussée par un Mandanda étincelant.

À la reprise, l’OM tente de se rebiffer, et sur un centre d’Ayew (49e), il s’en faut de peu pour que Valbuena marque, sa balle piquée étant déviée en corner par le gardien adverse. Les Phocéens donnent tout et, sur un cafouillage monstre après un corner (56e), il faut un Megyeri vigilant pour permettre aux siens de ne pas concéder l’ouverture du score. Et alors que Marseille prend le dessus, l’Olympiakos réplique en contre et sur une nouvelle chevauchée de Mirallas (59e), il faut encore une fois un Mandanda de gala pour éviter le pire aux Phocéens. Les pensionnaires du Stade Vélodrome répliquent et sur un centre parfait de Rémy, Diarra (71e) s’offre une merveille de tête plongeante arrêtée tout aussi magnifiquement par un Megyeri assez époustouflant. Le match s’emballe, les Grecs n’ayant d’autres choix que de tout donner pour rester en course dans cette Ligue des Champions, et Yeste (81e) ne parvient pas à tromper la vigilance de Mandanda sur un tir à ras-de-terre. Et à force de plier, le roseau marseillais va finir par rompre. Sur une énième action rondement menée, Fetfatzidis (83e) ne se pose pas de question et décoche une reprise de volée imparable. L’OM tentera bien de sauver les apparences, mais sur une tête à bout portant de Rémy (84e), c’est une fois de plus le gardien du club grec qui fait la différence. Une main de Mirallas (86e) aurait ensuite dû accoucher d’un pénalty, mais l’arbitre accorde un coup franc que Gignac manque complètement. Score final 1-0 pour l’Olympiakos, qui se relance totalement dans la course à la qualification. L’OM devra donc s’arracher à Dortmund lors du dernier match pour obtenir son sésame pour les huitièmes de finale.

L’homme du match : Mandanda (7,5) : il a retardé l’échéance en écœurant Kevin Mirallas et les attaquants grecs. Sa double parade spectaculaire sur Mirallas et Holebas (35e), et son arrêt sur une frappe de Maniatis, ou encore son face à face remporté face à l’attaquant belge a fait rappeler que Mandanda faisait partie des meilleurs gardiens du monde. Malheureusement pour les Marseillais, il ne pourra rien sur le seul but du match.

Marseille

Mandanda (7,5) : voir ci-dessus

D.Traoré (4,5) : la vitesse et les dribbles déroutants de Kevin Mirallas lui ont fait très mal ce soir. L’ancien Red de Liverpool a paru à court physiquement et de fait n’avait le jus nécessaire pour apporter le danger offensivement.

N’Koulou (6) : impeccable dans ses interventions, impressionnant de sérénité, solide dans les duels, le roc camerounais a malgré tout connu quelques frayeurs. Pas suffisant pour mettre en défaut un joueur qui continue de progresser à chacune de ses sorties européennes.

Diawara (5) : moins impressionnant que son compère de la défense centrale, le Sénégalais a livré un match sérieux à défaut d’être brillant.

Kaboré (4) : le très polyvalent burkinabé a connu une soirée catastrophique. En difficulté dans les duels, notamment face à Holebas, Kaboré va se montrer incapable d’appuyer ses montées. Son marquage un peu lâche sur Fetfatzidis a coûté très cher à l’OM ce soir.

A.Diarra (5,5) : la sentinelle marseillaise a peu brillé en première période, et a été littéralement dominée par le milieu de terrain grec. Mais la puissance, l’expérience et le jeu de tête de Diarra ont été très précieux tout au long de la rencontre. D’ailleurs, il a failli donner la victoire aux siens sur un joli coup de tête repoussé par Megyeri.

B.Cheyrou (4) : à l’habitude si précieux dans l’organisation du jeu, le milieu phocéen n’a guère eu d’influence sur le jeu. Entre passes ratées et choix douteux, Cheyrou a traversé le match telle une âme en peine. Remplacé par Stéphane M’Bia (60e).

Valbuena (4) : du déchet dans le jeu de petit vélo, mais une abnégation et une envie de tous les instants. Hormis une belle occasion détournée par Megyeri (48e), Valbuena a beaucoup couru dans le vide. Très habile sur coups de pied arrêtés d’habitude, l’international tricolore ne s’est guère mis en valeur dans cet exercice. Remplacé par Lucho Gonzalez (72e), auteur d’une grosse occasion.

A.Ayew (4) : virevoltant comme à son habitude, André Ayew va beaucoup s’agiter sur le front de l’attaque pour un résultat quasiment nul. Hormis quelques frappes et accélérations intéressantes, le gaucher marseillais n’a pas fait un grand match et n’était pas dans un grand soir. Un match à oublier.

Rémy (4,5) : positionné à droite, Loïc Rémy a eu toutes les peines du monde à prendre le dessus sur Marcano, notamment en première période. Du mieux par la suite, mais un jeu très brouillon et de rares coups d’éclats, hormis sur son excellent centre pour Alou Diarra.

J.Ayew (3) : discret et effacé, la prestation du cadet des frères Ayew est une copie conforme de celle fournie face à Arsenal il y a un mois. Rarement dangereux, l’avant-centre de l’OM ce soir a vécu une soirée délicate et n’a pas fait les bons choix dans la surface lorsque le ballon lui est parvenu. Encore bien trop tendre pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Remplacé par André-Pierre Gignac (60e) pas vraiment tranchant.

Olympiakos :

Megyeri (7) : le gardien de but a fait son match. Le portier n’a jamais fait de boulettes, assurant sur chacune de ses interventions, se montrant notamment souverain sur les sorties aériennes. Auteur de quelques parades assez brillantes.

Torosidis (4) : ayant connu un premier quatre d’heure des plus compliqués avec des contrôles difficiles et des tacles très rugueux, le capitaine n’a pas été vraiment exemplaire.

Mellberg (6) : match très solide de la part du défenseur suédois. Le joueur a fait parler toute son expérience contre les attaquants marseillais, s’arrachant comme un mort de faim sur chaque ballon et ne lâchant rien sur aucun duel. Bref, une belle copie.

Papadopoulos (5,5) : lui non plus n’a pas démérité. Un peu moins en vue qu’un Mellberg omniprésent, il a toutefois fait le métier, avec quelques belles interventions à la clé et peu de déchets dans ses relances.

Marcano (5,5) : devant faire face à Rémy, l’arrière gauche s’est bien battu. Rarement mis en difficulté, il a tenu son rang et aura livré une belle bataille. S’est même permis quelques montées pour apporter des solutions supplémentaires sur le plan offensif.

Modesto (4) : pas vraiment à son avantage, l’ancien Monégasque aura connu un match difficile contre l’OM. Loin d’être brillant, le joueur a erré telle une âme en peine sur le terrain, ne se montrant que très rarement à son avantage.

Maniatis (5,5) : l’autre récupérateur grec a pour sa part rendu une copie plus propre. Récupérant pas mal de ballons, il n’a pas hésité à se projeter vers l’avant pour tenter sa chance, à l’image de sa tentative bien déviée par Mandanda (38e).

Fuster (4) : le milieu de terrain espagnol n’a pas vraiment eu l’occasion de faire parler toutes ses qualités techniques. Etouffé par les Marseillais, le maître à jouer a été mis en grandes difficultés, n’ayant que peu de ballons à se mettre sous la dent, rarement bien exploités qui plus est. Remplacé par Yeste (55e) qui a fait parler sa classe avec une passe décisive d’un extérieur du gauche remarquable.

Holebas (6,5) : l’ailier gauche de l’Olympiakos a beaucoup tenté dans son couloir. Il a misé sur sa vitesse et sa technique pour tenter de dérouter la défense marseillaise, faisant également parler sa belle qualité de centre et de tir. Remplacé par Fetfatzidis (74e) qui a fait la différence grâce à son but inscrit d’une belle reprise de volée du gauche.

Mirallas (6,5) : belle prestation de la part de Mirallas. Pour son retour dans l’Hexagone, l’ancien Lillois avait semble-t-il envie de briller, et a réussi sa mission. Très disponible, il a multiplié les courses et les appels de balle. Se dépensant aux quatre coins du terrain, il n’aura manqué qu’un but pour rendre son match parfait.

Djebbour (6) : lui aussi n’a pas démérité. Dans son rôle d’attaquant de pointe, l’international algérien a bien tenu son rang de pivot, permettant à son bloc de remonter et remisant parfaitement pour ses coéquipiers.

La Rédaction FM

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