Depuis plusieurs années, l’Olympique de Marseille peine à se renforcer d’un point de vue offensif. Malgré pléthore d’avants-centre réputés, annoncés du côté du Stade Vélodrome chaque saison, ce sont bien souvent des éléments de moindre valeur qui atterrissent sur la Canebière. Et l’hiver dernier n’a pas dérogé à la règle ; là où on attendait notamment Larsson ou Jovanovic, ce sont finalement Wiltord et Brandão qui sont arrivés. Alors que le premier entre parfaitement dans les choix d’Érik Gerets, le second pourrait bien vite être remisé au placard, s’il ne hisse pas son niveau de performances.

Pour autant, on ne peut pas incriminer la cellule de recrutement phocéenne. Car débaucher des stars en janvier est aussi complexe que se qualifier pour les huitièmes de finale de la coupe UEFA face à Twente. A contrario, l’été est plus propice aux bonnes opérations. Et déjà en 2001, Marseille avait failli frapper un grand coup, en la personne de Mario Jardel.

Buteur incontesté en Superliga, notamment sous les couleurs du FC Porto et du Sporting, l’attaquant brésilien ne s’est jamais réellement remis de son départ en Turquie, à Galatasaray plus précisément. Et en raison de ses problèmes d’adaptation sur les bords du Bosphore, Marseille a tenté de lui offrir un nouveau challenge. Proche de la conclusion, l’affaire a finalement capoté et le redoutable buteur a expliqué à Aujourd’hui Sport les raison de l’échec de son arrivée à Marseille.

« Nous ne sommes pas parvenus à un accord. La question salariale posait un problème, on m’a offert un contrat, mais ça n’a pas collé. Mais je n’ai aucun regret, j’ai suivi au Sporting où j’ai été sacré champion ». Dommage pour les deux parties qui auraient pu se découvrir de hautes ambitions communes s’ils avaient un tant soit peu évolué ensemble.