Le Paris SG a tranché. Longtemps incertain au sujet de la nécessité d’une recrue au milieu de terrain, le club de la capitale a finalement décidé d’offrir un contrat à Lassana Diarra (32 ans). Après quelques semaines de négociations et une visite médicale à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, l’international tricolore s’est engagé pour une saison et demie avec le club de la capitale. Un joli rebond pour l’ancien Marseillais, qui s’était exilé aux Émirats Arabes Unis, à Al Jazira, après la résiliation de son bail avec les Phocéens il y a près d’un an.

L’aventure dans le Golfe n’aura d’ailleurs pas duré très longtemps pour le milieu de terrain. Le temps de disputer 5 rencontres de Pro-League, dont 2 seulement en intégralité (308 minutes de jeu au total), avant de mettre, une fois encore, un terme à son contrat avant la participation du club au Mondial des Clubs 2017, fin décembre (finaliste malheureux face au Real Madrid). Selon nos informations, des désaccords liés à des questions de rémunérations. Mais qu’ont pensé les observateurs du football local des prestations du joueur formé au Havre ?

Foot Mercato a tenté d’en savoir un peu plus. Un agent bien implanté dans cette région du globe a livré son sentiment sur les performances de l’ex du Real Madrid en Pro-League. « Il n’y a pas grand-chose à raconter, Diarra n’est resté que très peu de temps. Il a joué 5 matches de championnat à son arrivée, 4 comme titulaire. Il a joué un peu plus d’une heure en moyenne sur ces rencontres. Il était en forme, en bonne condition physique et jouait bien. Mais ensuite, il a eu des problèmes avec le club et il est parti. Il a joué son dernier match en novembre », nous a-t-il confié, assurant qu’il était « bien adapté au sein du groupe ».

Difficile de juger son état de forme

Matt Monaghan, qui suit l’actualité d’Al Jazira pour le média Sport360°, nous a lui aussi donné son sentiment sur les quelques mois passés par l’ancien d’Arsenal au sein de l’écurie émiratie. « L’arrivée de Lassana Diarra en Arabian Gulf League promettait tellement, mais n’a finalement produit que peu d’effets. (...) Le staff technique d’Al Jazira avait été impressionné par son impact, sur et en dehors du terrain, pendant la préparation estivale aux Pays-Bas et en Allemagne. Au sein du club, on parlait même tranquillement du meilleur joueur des Emirats Arabes Unis. Malheureusement, les fans de football aux Émirats n’ont pas eu la chance de voir ce Diarra là », a-t-il confié avant de poursuivre.

« En compétition, à cause des températures élevées et de son manque de rythme, il n’a pas été au niveau attendu. J’étais présent lors de son match face à Shabab, le 3 novembre, pour son dernier match, il a été assez anonyme dans un triste nul (0-0). Au total, avec Lassana Diarra, Al Jazira a gagné deux matches, fait un nul et perdu deux de ses cinq matches », a-t-il détaillé, donnant quelques raisons pour expliquer le niveau de performances du Français. « Un désaccord au sujet du contrat avec son employeur quelques semaines après son arrivée a trouvé son point culminant en novembre. Il a d’abord été annoncé blessé. Mais les réelles raisons sont sorties avant le Mondial des Clubs », a-t-il raconté avant d’ajouter.

« Clairement, ses problèmes extrasportifs avec le club d’Al Jazira ont entamé sa motivation. Mais il a semblé plutôt loin de son meilleur niveau sur les matches joués, quelles que soient les raisons », a-t-il résumé. Ashley Hammond, confrère du quotidien local Gulf News, a lui avoué qu’il était impossible de tirer des conclusions des rares minutes de Lass sur le pré aux Émirats. « Il est impossible de tirer des conclusions. Beaucoup de joueurs sont venus dans le Golfe pour six mois tout juste et sont ensuite retournés en Europe pour y réussir. Luca Toni avait terminé meilleur buteur de Serie A avec le Hellas Vérone après son court passage ici à Al-Nasr », a-t-il conclu. La signature étant prévue ce mardi, le PSG, qui a déjà laissé filtrer en interne qu’il faudrait « gérer » son temps de jeu selon Le Parisien, aura rapidement l’occasion de se faire sa propre idée au sujet de l’état de forme de Lassana Diarra.