09/02/2010 - 08 h 10
Boudé par les clubs européens, Fred pourrait tout de même changer de club dans les prochaines semaines. L'ancien Lyonnais, aujourd'hui à Fluminense, serait sur les tablettes de São Paulo. Un club qui lui permettrait de disputer la Libertadores. Avec le Mondial en ligne de mire.
Adriano, Ronaldo, Robinho ou encore Vagner Love. Ces attaquants sont tous rentrés au Brésil pour retrouver le sourire et un temps de jeu conséquent afin de convaincre le sélectionneur Dunga de les convoquer parmi ses 23 pour le Mondial sud-africain. Fred (26 ans) est aussi de ceux-là. Revenu en début d’année 2009 à Fluminense, l’ancien attaquant de l’Olympique Lyonnais rêve lui aussi de Coupe du monde. « La lutte pour une place en attaque en sélection est dure. En 2006, c’était aussi le cas, et je suis parvenu à gagner ma place au dernier moment. J’espère faire de même en 2010 », a-t-il lancé au site officiel de la FIFA. Ses performances au Maracana pourraient d’ailleurs plaider pour lui (12 buts en 20 rencontres de Brasileirão la saison dernière).
Seulement, Fluminense a flirté avec la relégation la saison passée. Un environnement qui n’est pas très propice à sa progression et à sa mise en avant. Du coup, il pourrait surprendre tout son monde et rejoindre São Paulo dans les prochaines semaines, annonce le média auriverde Gazeta Esportiva. Le club dirigé par l’ancien entraîneur du Paris SG, de Bordeaux et de Monaco Ricardo Gomes lui offrirait une bien meilleure exposition puisqu’il lutte chaque année pour le titre, mais aussi pour le sacre continental en Copa Libertadores. Une telle fenêtre lui permettrait donc de son montrer sous son meilleur jour à l’encadrement de la Seleção.
La direction de Fluminense s’est dite prête à tout pour conserver sa référence offensive. Mais on sait pertinemment qu’il est extrêmement difficile pour un club de retenir un joueur contre sa volonté. Et l’OL peut en toucher deux mots au Flu, puisque Fred lui avait causé bien des soucis lors du mercato d’hiver 2009, multipliant les déclarations et les comportements limites. Affaire à suivre donc.
Alexis Pereira