Souvenez-vous. Il y a dix ans, Jô impressionnait l’Europe du football à la pointe de l’attaque du CSKA Moscou aux côtés, notamment, de son compatriote Vagner Love. Le buteur, qui était du naufrage du Brésil lors de la Coupe du monde 2014 à domicile, s’est ensuite perdu, de Manchester City à Jiangsu Suning en passant par Everton, Galatasaray, l’Internacional Porto Alegre, l’Atlético MG ou encore Al Shabab. Fin 2016, après son expérience en Chine, il décidait de revenir au pays pour reprendre le fil de sa carrière.

Le Paulista s’engageait avec le Corinthians, paraphant un contrat courant jusqu’en décembre 2019. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce choix s’avère payant. L’attaquant, d’une régularité impressionnante sur l’année, est, après 35 journées, le meilleur buteur de Série A avec 18 réalisations au compteur. Ajoutez à cela 3 passes décisives et vous comprendrez aisément que le n° 7 a été l’un des grands artisans du titre de champion obtenu officiellement mercredi après une victoire face à Fluminense (3-1, 35e journée).

25 réalisations toutes compétitions confondues en 2017 !

Comme un symbole, il y a d’ailleurs été de son doublé lors de ce choc. « Décisif et buteur, comme toujours. Jô a encore une fois montré pourquoi il était considéré comme un des meilleurs joueurs du Brasileirão et le joueur le plus important du Corinthians », lâche ainsi UOL Esporte. O Globoesporte lui a purement et simplement attribué la note de 10/10. « L’homme du 7e titre ! Avec un doublé, il a scellé le sort du match, comme souvent depuis le début de la saison. Il en est à 25 buts sur l’année 2017, dont 18 en championnat. Il est la principale référence technique de l’équipe et un des grands artisans du titre. Décisif », s’enflamme le média brésilien.

L’intéressé est évidemment aux anges. « Je suis très heureux, d’abord pour le titre. Evidemment, j’ai encore la possibilité d’être meilleur buteur et d’entrer un peu plus dans l’histoire du club, ce qui serait merveilleux pour moi. Mais je me sens déjà très heureux d’avoir donné ce titre au club. Nous avons pris beaucoup de coups, c’est naturel, c’est comme ça. Il y a toujours la pression au Corinthians. Nous avons fait abstraction et nous avons su remporter un titre compliqué », a-t-il confié, sourire aux lèvres, à O Globoesporte. Il espère désormais convaincre Tite, ancien coach du Timão aujourd’hui sélectionneur national, de l’appeler pour le Mondial 2018 en Russie. Un pays qu’il connaît sur le bout des doigts. Histoire de boucler la boucle.