L’AS Monaco joue beaucoup (Bernardo Silva a par exemple déjà joué 44 matchs cette saison), l’effectif tourne assez peu (17 Monégasques ont participé à au moins dix matchs de Ligue 1, contre 21 à Paris, 17 pour Nice et 18 pour Lyon), la moyenne d’âge est basse (troisième équipe la plus jeune de Ligue 1 derrière Nice 1er et Toulouse 2e) mais l’AS Monaco est premier du Championnat de France, qualifié pour les quarts de finale de Ligue des Champions et de Coupe de France, qualifié pour la finale de Coupe de la Ligue et possède l’une des meilleures attaques d’Europe. Un bilan impressionnant auquel on peut notamment rajouter l’éclosion de nombreuses pépites au plus haut niveau comme Kylian Mbappé qui a inscrit ce week-end un nouveau doublé à Caen (0-3) portant son total à 12 buts en Ligue 1 à seulement 18 ans. Tout cela force évidemment l’admiration de Youri Djorkaeff (49 ans) qui a joué 196 matchs avec le club de la principauté entre 1990 et 1995.

« Je pense que ce que produit Monaco est assez incroyable ! Ça me fait énormément plaisir parce qu’à Monaco, il y a toujours eu, depuis des générations, des valeurs de jeu offensives. (…) Un grand mérite revient à l’entraîneur. On se souvient des nombreux mouvements de son équipe, lors des mercatos, sans qu’ils soient prévus. Mais il a toujours su s’adapter à l’effectif mis à sa disposition, il a toujours eu l’intelligence de faire évoluer son équipe par rapport aux joueurs présents et non par rapport à sa philosophie », a expliqué Youri Djorkaeff dans La Provence. L’ancien joueur de l’Inter Milan a également expliqué comment Monaco arrive à rester performant dans la formation « Ils prennent leur temps pour former les joueurs et les hommes. Ils ne précipitent pas les choses, ne s’enflamment pas en surclassant des jeunes. Dans les clubs français, l’objectif est de vite former et vendre les joueurs. La politique de formation est dictée par le contexte économique. Ce n’est clairement pas le meilleur moyen pour que des jeunes s’épanouissent. Ils grillent des étapes, sont jetés dans la fosse aux lions et à moins d’avoir un mental d’acier, c’est difficile de rebondir. Alors qu’à Monaco, on forme et post-forme pour que les éléments soient performants avec l’équipe première. C’est la clef du succès monégasque, beaucoup de clubs devraient s’en inspirer ».