A l’instar du Real Madrid, le Bayern Munich veut faire peau neuve l’été prochain. Doté d’un effectif en fin de cycle, le géant allemand a bien l’intention de sortir le chéquier pour mener à bien son lifting estival. Son intérêt pour le jeune Anglais de Chelsea Callum Hudson-Odoi (18 ans), pour lequel les Munichois sont disposés à payer au moins 40 M€, en est d’ailleurs le parfait exemple. Une volonté de frapper un grand coup qui a été confirmée par le président du Bayern, Uli Hoeness.

Interrogé par plusieurs spécialistes de la finance dans le cadre d’une conférence de presse organisée à l’occasion du Münchner Finanzmesse MMM, le dirigeant allemand a été très clair. « Nous allons lancer le plus grand programme d’investissement de l’histoire du FC Bayern. » Le ton a été donné. Mais s’il se veut ambitieux, le co-leader du classement de Bundesliga sait qu’il ne pourra pas faire tout ce dont il rêve. Pas vraiment habitué à dépenser des sommes folles sur le marché, Hoeness regrette l’inflation grandissante.

« Pour Mbappé, je paierais 100 M€... »

« Pour un seul joueur, le prix peut parfois atteindre 60 M€ à 80 M€. Pour Mbappé, je paierais 100 M€, mais vous n’avez que le tibia gauche », a-t-il glissé, avec un petit sourire en coin, avant d’ajouter : « le Bayern n’a plus tous les joueurs qu’il veut ». Des propos visant clairement les nouveaux riches de la planète football. C’est le cas par exemple de Manchester City. Et pour illustrer sa pensée, Hoeness ne s’est pas privé de ressortir la fameuse image des pétrodollars coulant à flots.

« Mon ami Pep (Guardiola) m’a dit ce qui se passe s’il veut un joueur qui coûte 100 millions d’euros. Il collecte quelques vidéos sur le joueur et se rend au pays du cheikh (aux Emirats-Arabes Unis). Ils font un repas copieux et regardent les vidéos. Le lendemain, le cheikh ouvre le robinet de gaz de quelques millimètres, et il (Guardiola) a l’argent », a-t-il confié. De quoi rappeler les fameuses sorties médiatiques sur le PSG. Mais le Bayern n’est pas à plaindre puisque le club dépassera pour la première fois la barre des 700 M€ de chiffre d’affaires à la fin de l’exercice comptable (en juin prochain).