Kingsley Coman (22 ans) est l’homme du moment au Bayern Munich. Entre une bagarre à l’entraînement avec Robert Lewandowski et un doublé sur la pelouse du Fortuna Düsseldorf le week-end dernier (1-4, 29e journée de Bundesliga), l’attaquant français est sur toutes les lèvres outre-Rhin. C’est pourquoi Kicker est parti à sa rencontre, publiant ce jeudi l’entretien de l’international tricolore (15 sélections, 1 réalisation), conscient que, malgré un début d’année 2019 intéressante (6 buts toutes compétitions confondues), il doit faire beaucoup mieux.

« En tant qu’ailier, je dois marquer plus de buts. Je sais que je peux apporter beaucoup de choses et de qualités à l’équipe, mais je suis encore loin des meilleurs », a-t-il lâché, refusant la comparaison avec Franck Ribéry (35 ans). « Franck a sa carrière, j’ai la mienne, je ne suis pas le nouveau Ribery, je suis moi », a-t-il balayé d’un revers de main. Il a ensuite évoqué les arrivées à venir de deux nouveaux Français au Bayern, Lucas Hernandez et Benjamin Pavard, cet été. « Ce sont deux grands joueurs. Ils sont tous les deux champions du Monde, alors ils peuvent amener beaucoup de confiance et positivité au sein de notre équipe », a-t-il expliqué avant de poursuivre.

« Mbappé, la prochaine star mondiale »

« Renommer le Bayern le FC France ? C’est un peu tôt (rires). Mais la France a gagné la Coupe du Monde 2018, avec de très bons joueurs, et c’est certainement une des raisons qui a poussé le Bayern à s’appuyer sur les footballeurs du pays champion du Monde (Corentin Tolisso est déjà arrivé l’été dernier, ndlr », a-t-il lâché. En parlant de champions du Monde 2018, l’ancien Parisien, qui avait raté le Mondial pour cause de blessure, a livré son sentiment sur un certain Kylian Mbappé. « Oui, je pense qu’il sera la prochaine star mondiale », a-t-il lancé, refusant de se prêter au jeu des comparaisons.

« Nous sommes différents. Il est davantage attiré par l’axe. Je suis plutôt un joueur de côté. Je ne suis pas un buteur classique, j’ai une autre manière de jouer. Mbappé est plus habitué à être à la conclusion des actions alors que moi j’ai plutôt tendance à les initier. C’est un excellent finisseur des deux pieds, un peu comme Lewandowski », a-t-il conclu, espérant disputer la prochaine Coupe du Monde à ses côtés. « Je peux y être », a-t-il martelé, ambitieux. À lui de jouer !