L’été dernier, le RB Leipzig a décidé de casser sa tirelire. En achetant plus qu’il n’a vendu (51 M€ contre 15 M€), le club allemand a fait plusieurs paris sur l’avenir. Parmi eux, Christopher Nkunku. A 21 ans, le natif de Lagny-sur-Marne a été l’un des nombreux Titis parisiens à être poussés vers la sortie par le Paris Saint-Germain. Auteur de performances en dents de scie sous le maillot rouge et bleu, le milieu de terrain a très rapidement été prié de plier bagage lorsque Leipzig a proposé 13 M€ + 2 M€ de bonus aux dirigeants parisiens. Un départ en catimini en juillet dernier censé aider Paris à poursuivre sa campagne estivale.

Deuxième recrue la plus chère du mercato de Leipzig, le Français aurait sans doute préféré quitter son club formateur par une porte plus grande. Mais qu’il se rassure, la Bundesliga l’a accueilli à bras ouverts. Interrogé sur ses premiers pas en Allemagne, Nkunku avait d’ailleurs confié qu’il appréciait le style très ouvert et dynamique du football allemand. « C’est un championnat où il y a beaucoup moins de temps morts qu’en France. C’est plus intense, ça va des deux côtés sans arrêt. C’est aussi plus ouvert, toutes les équipes essayent de jouer. (...) Ça me plaît. Quand tu joues au milieu comme moi, c’est plus agréable. Tu as plus d’espaces et tu prends plus de plaisir à jouer au foot », confiait-il à France Football.

Un remplaçant déjà très efficace

Depuis, l’ancien Parisien n’a pas encore gagné ses galons de titulaire. Aligné d’entrée à quatre reprises en neuf matches de championnat, Nkunku poursuit son processus d’adaptation. « A Leipzig, les nouveaux joueurs ont souvent besoin de temps pour s’adapter parce que l’équipe a son propre style. Un style auquel il n’est pas très facile de s’adapter », nous a confié Lukas Hörster, journaliste à Fussball Transfers. Un constat qu’avait concédé le coach du club Julian Nagelsmann le 26 septembre dernier. « Pour les joueurs déjà présents, seul l’entraîneur était nouveau. Tout était nouveau pour les autres. Ils ont plus de difficultés à se battre, à entrer dans la structure et à entrer dans un bon rythme ».

Un devoir de s’adapter à un 4-4-2 dans lequel son positionnement sur le flanc gauche n’a rien à voir avec les demandes habituelles pour un ailier. Davantage considéré comme un genre de numéro 10 excentré, Nkunku a également dû se tester en attaque quand son coach décide de passer en 4-2-2-2. Autant de nouveautés qui ne l’ont toutefois pas empêché de se montrer très efficace malgré son statut de remplaçant. Auteur de 3 buts et de 4 passes décisives (troisième meilleur passeur du championnat derrière Thorgan Hazard et Jadon Sancho), Nkunku surprend agréablement son monde. « Ses statistiques sont une surprise à la vue de son temps de jeu. Mais il a débarqué ici sans être considéré comme un crack ou un joueur de ce genre », ajoute Hörster, pour expliquer qu’il n’y avait pas une trop forte attente vis-à-vis du Français. Performant alors qu’il ne fait pas encore partie des joueurs-clés de Nagelsmann, le nouveau numéro 18 du RB Leipzig peut plus que jamais rêver plus grand. Même si ce n’est plus au PSG.