Les tensions entre Thomas Tuchel et son directeur sportif Antero Henrique ont déjà plusieurs fois été évoquées depuis l’arrivée du coach allemand au Paris SG cet été. Une situation qui n’est pas sans rappeler un épisode assez récent de la carrière du technicien, du temps où il officiait au Borussia Dortmund. Un dossier mercato avait en effet créé des tensions sérieuses, engendrant le départ de Sven Mislintat, recruteur en chef pourtant très efficace pour le BVB. Ce dernier, aujourd’hui à Arsenal, s’en est expliqué au cours d’un entretien accordé à Die Zeit.

« Nous avions tous décidé de faire venir ce joueur (Oliver Torres, milieu offensif espagnol formé à l’Atlético Madrid, aujourd’hui au FC Porto). Tout le travail était terminé, Oliver s’était battu pour obtenir son transfert chez nous, mais notre entraîneur n’en voulait plus, et j’ai atteint le point de non-retour », a-t-il confié expliquant ensuite avoir été poussé vers la sortie. « Quand je discute avec un joueur, il a besoin de savoir que je suis là pour lui, c’est une question de crédibilité. Le débat n’a même pas dégénéré. On m’a seulement dit, qu’à un moment donné, je ne devrais plus émerger dans l’environnement de l’équipe d’entraîneurs et de l’équipe. Il n’y a jamais eu de véritable conflit ».

« Guendouzi, un signe fort envoyé au monde »

Du club de la Ruhr, Mislintat garde également le souvenir du transfert d’Ousmane Dembélé, en provenance du Stade Rennais. « Quand je l’ai vu, il n’avait même pas joué pour l’équipe première du Stade Rennais. Je parie que, sur certaines situations, il ne peut pas dire quel pied il a utilisé, car il n’y a tout simplement pas pensé. C’est un joueur vraiment spécial. Il ne faut pas oublier les actions d’Ousmane qui nous ont aidé à gagner des matches et qu’il a été un grand artisan de notre victoire en Coupe d’Allemagne en 2017 », a-t-il lâché. Désormais chez les Gunners, il s’est frotté les mains des débuts réussis de Mattéo Guendouzi, arrivé cet été en provenance du FC Lorient, rapidement devenu un chouchou de l’Emirates et d’Unai Emery.

« Je l’ai vu jouer à Lorient, quand le club était encore en Ligue 1. J’aime ce club, tu y trouves toujours des joueurs intéressants. Guendouzi attirait l’attention avec ses cheveux longs et sa personnalité, mais ce qui m’intéresse, c’est aussi les points faibles d’un joueur. Peut-on travailler dessus ? Mattéo court partout sur le terrain, mais pour moi, c’était clair : avec du temps, on allait en finir avec cette mauvaise habitude. Pour nous, le transfert d’un jeune homme de 18 ans était un signal important pour montrer au monde : nous sommes à nouveau Arsenal, celui qui donne une vraie chance aux jeunes joueurs », a-t-il conclu. L’international Espoirs tricolore appréciera !