
01/03/2010 - 08 h 30
En perdant face à Palerme hier soir, la Juventus a laissé filer la 4e place de la Serie A. Rien ne s'arrange donc, malgré le récent changement d'entraîneur. En coulisse, les dirigeants piémontais cherchent déjà le successeur de Zaccheroni.
Attention, monument en péril. Si en France l’irrémédiable chute du PSG dans les profondeurs du classement et de la médiocrité n’alerte plus personne, la situation de la Juventus Turin inquiète bien plus en Italie. Hier soir, la Vieille Dame livrait un match décisif en recevant son poursuivant au classement Serie A, Palerme. Et c’est une défaite qui est venue sanctionner des Turinois amorphes.
Une chose est sûre, le limogeage de Ferrara et l’arrivée de Zaccheroni n’a pas bouleversé la donne. Malgré un léger sursaut, la Juve est retournée à ses tâtonnements et le « Zac » peut déjà postuler pour un nouveau poste l’été prochain. Les dirigeants piémontais s’activent en coulisse pour trouver l’entraîneur qui saura réveiller une Vieille Dame qui fait plus que son âge. Si le favori se nomme Cesare Prandelli, actuel entraîneur de la Fiorentina, un nom est sur toutes les lèvres : Fabio Capello.
L’actuel sélectionneur de l’Angleterre a déjà fait un passage sur le banc turinois entre 2004 et 2006, remportant deux titres, dont un retiré suite au Calciopoli. Sa rigueur semble manquer à la Juve, qui attendra la fin de la Coupe du Monde pour l’approcher officiellement. Hier, en évoquant l’affaire John Terry, Capello disait : « D’ici à la Coupe du Monde, il ne sera pas le capitaine de l’Angleterre. Et si je reste sélectionneur après cela, il ne le sera toujours pas ». Preuve que tout reste ouvert quant à son avenir. Un parcours décevant avec les Trois Lions arrangerait probablement la Juventus, qui n’aurait alors pas à convaincre la Fédération anglaise de lâcher l’Italien.
Aurélien Léger-Moëc
