Avant-dernier du National, Vannes rêvait d’exploit dans ces 32es de finales face à l’ogre monégasque. Comme souvent dans ce genre de match, ce sont les outsiders qui ont démarré la rencontre pied au plancher. Dans un stade de la Rabine chauffé à blanc, les joueurs vannetais n’ont d’ailleurs mis que deux minutes pour ouvrir la marque. Face à des Asémistes trop attentistes, Cakin libère les siens sur corner de la tête (1-0). Le conte de fées semble alors en marche. Tout du moins croyait-on. Prise au dépourvu, l’ASM a très vite remis les compteurs à zéro dans la foulée. Idéalement servi, Falcao égalise (2-2, 3e). Son premier but depuis le 8 novembre dernier.

Immédiatement refroidi, Vannes ne perd pas espoir pour autant. Malgré un terrain compliqué et une lutte du milieu acharnée, les Bretons reprennent l’avantage. Sur une frappe d’Aguemon, Romero ne peut que repousser le cuir dans son but ! (2-1, 36e). Les joueurs de Claudio Ranieri pouvaient s’en vouloir, eux qui avaient cru prendre les devants quelques instants plus tôt suite à un festival de James Rodriguez (23e). Un but justement refusé pour hors-jeu. Mais ce Monaco-là a de la ressource.

Très en vue cet après-midi, Rodriguez a fait très mal à la défense adverse. Une activité de tous les instants récompensée juste avant la pause. Sur une talonnade inspirée de Falcao, le Colombien ne s’est pas privé pour ajuster Petit (2-2, 42e). Au retour des vestiaires, la rencontre devient plus hachée et il a fallu un miracle pour que Rivière, seul au deuxième poteau, ne marque pas sur un service de l’incontournable Rodriguez (49e). Ranieri procède alors à plusieurs changements, sort ses deux stars colombiennes. Coaching payant puisque c’est un nouvel entrant, Ferreira-Carrasco, qui a scellé le sort du match à la 86e minute (2-3). Monaco a eu chaud, mais l’ASM sera bien au rendez-vous des 16es de finale. Vannes sort avec les honneurs.