La France raffole des belles histoires et celle de l’US Quevilly avec la Coupe de France s’inscrit dans la droite lignée de ces épopées fantastiques qui ont fait chavirer l’hexagone à plusieurs reprises. Quevilly lui-même, modeste pensionnaire de National, a déjà humé maintes fois le doux parfum des phases finales de notre Coupe nationale en éternel faiseur de miracles qu’il est depuis vingt-cinq ans (une finale perdue en 1927 et trois autres demi-finales en 1942, 1968 et 2010).

Après s’être offert les scalps de deux autres sociétaires de Ligue 1 que sont Marseille (2-3 a.p.) et Rennes (1-2), le club normand n’aborde pas cette rencontre face à Lyon en victime expiatoire. Pire, ce sont les Lyonnais qui commencent à trembler à l’idée de se faire humilier et de tomber de haut face à des Quevillais décomplexés. « Peur ? Je ne pense pas, a lâché le capitaine normand Grégory Beaugrard en conférence de presse. On sera peut-être un peu paralysés, mais à nous de vite trouver la confiance pour être bien dans nos têtes et dans nos baskets. »

Même son de cloche du côté de son entraîneur Régis Brouard qui avait livré quelques instants plus tôt la recette de l’USQ : « On va essayer de faire du Quevilly, c’est-à-dire du jeu et du mouvement. Ce n’est qu’un match de foot… » Une décontraction à toute épreuve pour une équipe qui n’a rien à perdre et qui pourra compter sur le soutien indéfectible du public du Stade de France. « C’est un état d’esprit très français, a lancé Brouard en conférence de presse. Tout le monde veut voir le petit manger le gros. Il va falloir être vigilant, ne pas s’inventer des qualités ou des défauts, rester soi-même. » Avec 27 000 supporters normands attendus contre "seulement" 15 000 côté lyonnais, le Stade de France aura pourtant bien des airs de traquenard pour les Gones.