David contre Goliath. L’ogre face au petit Poucet. Tout a été dit ou presque au sujet de la finale de Coupe de France entre Les Herbiers et le Paris SG. Le parcours de rêve des Vendéens, entamé au 5e tour, a pris fin au Stade de France (2-0). Mais l’expérience restera gravée à tout jamais dans les esprits des hommes de Stéphane Masala. « Je suis très fier de mon groupe, mais ça va tellement vite en face ! On s’est accroché, on n’a pas pris une valise et à la fin, on aurait presque pu mettre un but. Je suis fier de mes joueurs, de leur concentration sur le terrain, et de voir une telle application en face... », a lancé le coach du VHF en conférence de presse avant de poursuivre.

« Je suis fier de mes joueurs qui se sont accrochés, qui n’ont pas baissé la tête. Paris, c’est très fort, ça va très vite, ça fait les bons choix. On avait un scénario, on voulait rester dans le match le plus longtemps possible, jusqu’à l’heure de jeu, fermer les espaces, rester en bloc bas. On n’a d’ailleurs pas assez tenu le ballon à mon goût pour gagner du temps. On avait décidé pendant une heure de faire tourner un peu le chronomètre pour arriver dans la dernière demi-heure, peut-être, sur une autre atmosphère, faire douter le PSG. (...) Ça a été une belle finale, une finale du football. On est fier que ça ait été un bon match et que la Vendée se soit déplacée », a-t-il raconté, le sentiment du devoir accompli.

Même son de cloche pour le capitaine Sébastien Flochon, en zone mixte. « Il n’y a pas de regrets à avoir. Il faut féliciter l’équipe. On savait que le PSG c’était une montagne, on a lutté avec nos armes. Le groupe a tout donné. Il faut les féliciter. On est fier de nous. C’est déjà un exploit d’arriver là. Si on avait gagné ce match, on serait rentré dans la légende. On est content d’avoir donné beaucoup de bonheur à toute la Vendée », a confié le milieu de terrain, qui a soulevé le trophée aux côtés de Thiago Silva. « Il y a beaucoup de fierté d’avoir fait un tel parcours et d’avoir tenu tête comme ça au Paris SG, même si dans nos rêves nos plus fous, évidemment, on aurait voulu gagner », a lui avoué le gardien de but Matthieu Pichot, qui n’a pas été le seul à y croire.

Gérer l’après

« Après les trois poteaux, on s’est dit que peut-être, les dieux du football étaient avec nous. Il s’est passé des choses folles dans ce stade. On y a cru, d’autant plus après le but refusé. On était sur un terrain magnifique, on n’aurait pas été nous-mêmes si on n’avait pas essayé de jouer. On perdait le ballon assez rapidement mais au moins, on essayait de les faire courir. On est fiers pour la région, pour les Vendéens », a lâché le défenseur Guillaume Dequaire, qui rappelait, lui aussi en zone mixte, que le VHF devait se reconcentrer rapidement pour arracher son maintien en National 1, ce week-end, à Béziers.

Le président Michel Landreau retient aussi le chemin parcouru et l’expérience vécue dans l’enceinte dionysienne. « C’était un grand match, une grande soirée, c’était l’apothéose, la grande finale. On a tenu la dragée haute à Paris, avec un peu de réussite, et je suis vraiment fier de mes joueurs. Ils ont tout donné, ils n’ont jamais levé le pied, ils y ont cru jusqu’au bout. On sort avec les honneurs, la tête haute. On est entrés dans l’histoire de la Coupe de France, c’est ce qui nous fait plaisir », a-t-il déclaré, donnant quelques indices sur l’avenir du club.

« Ça va tout changer bien sûr ! À partir du 1er juillet, on va créer une société, on va mettre tous les fonds récoltés durant ce parcours (1,5 M€ bruts environ, ndlr) au capital, pour que ce club continue à grandir, avec des projets intéressants, un plan sur trois ans. On va essayer de capter davantage de partenaires pour vraiment donner à ce club le niveau qu’il mérite. Et vraiment, j’espère qu’on démarrera la saison prochaine avec autant d’envie et encore plus d’ambition », a-t-il conclu. Qu’on se le dise, on risque d’entendre encore parler longtemps des Herbiers !

10% sur tout Foot.fr avec le code FM10