Le match nul décroché face à l’Olympique de Marseille (1-1) avait été considéré comme source d’encouragement. Boostée par l’arrivée de ses recrues hivernales (Naldo, Cesc Fabregas entre autres), l’AS Monaco donnait des signes positifs en vue de sa survie en Ligue 1, après une première moitié de saison catastrophique. Mais il faut croire que les coéquipiers de Radamel Falcao sont toujours au fond du trou, surtout à domicile. Le week-end dernier déjà, Strasbourg est venu rosser les Rouge-et-Blanc au Louis II (1-5). Hier soir, c’est le leader de la Ligue 2, le FC Metz, qui s’est fait plaisir en venant sortir l’ASM en seizième de finale de Coupe de France (1-3).

Un nouveau revers humiliant à domicile pour des Asémistes capables de se créer des occasions. Mais cette inefficacité offensive couplée à une défense passoire ne cessent de jouer de vilains tours aux hommes de Thierry Henry. Arrivé comme le messie, le champion du monde 98 commence d’ailleurs lui aussi à être la cible de critiques. Et si Henry n’était finalement pas encore prêt pour diriger une équipe de ce standing ? L’ASM se dirige-t-elle vers une énorme erreur de casting après le licenciement de l’entraîneur ayant décroché le titre national en 2017 ? Forcément très attendu en conférence de presse, Henry a préféré éclipser rapidement la question sur son avenir pour évoquer ses craintes vis-à-vis de son équipe.

« J’ai vu des équipes avec des gros joueurs finir en D2 »

« Mon avenir ? Les gens décideront quand ils auront à décider. Je suis plutôt inquiet sur l’avenir du club. J’ai l’impression qu’il y a un gros problème au Louis-II, je ne sais pas pourquoi. On fait des erreurs individuelles récurrentes à la maison. On avait besoin de se dire des vérités dans le vestiaire après le match. Il faut qu’on avance en étant unis. Je ne sais pas pourquoi on n’arrive pas à mettre une grande intensité à domicile. Je prends toutes les critiques. À l’heure actuelle, sur le plan de l’union, ce n’est pas constant. Dès qu’il y a un petit pépin, on se désunit. On est retombé dans nos travers », a-t-il indiqué avant de lancer un message fort à ses troupes.

« Il va falloir former ce groupe pour aller en mission. Il faut voir qui a la fibre du club rapidement. Il faut former ce commando pour aller en mission, car Dijon, ça va être la guerre. Il faut que les joueurs se sentent concernés. Je le répète depuis le début, j’ai vu des équipes avec des gros joueurs finir en D2. Attention, je ne dis pas que l’on va descendre, mais c’est compliqué. Il faut être unis, aller vers l’avant pour aller se battre. Dijon et Guingamp sont plus qu’importants. Faire un coup à Dijon et aller en finale pour se relancer. Je ne sais pas si tous les joueurs réalisent ce qui se passe actuellement... » À bon entendeur...