OL - Bordeaux : les notes du match
08/02/2012 - 19 h 14 Foot français » Coupe de France
Carrasso a longtemps repoussé l'échéance©MaxpppL'OL est boulimique de compétitions. Poussé en prolongation par un Bordeaux emmené par un Carrasso exceptionnel, le club rhodanien se qualifie dans la douleur pour les quarts de finale (3-1).
Dans cette affiche des huitièmes de finale de la Coupe de France, Lyonnais et Bordelais jouaient gros. Les Marine-et-Blanc n’ont que ce trophée pour sauver leur saison, et les Gones n’ont pas « lâché » cette compétition en alignant une équipe où figuraient Lloris, Källström, Réveillère ou encore Lisandro. Dans ce match assez ouvert, les deux équipes ont tenté de développer du jeu, mais de nombreuses erreurs techniques sont venues avorter des embryons d’occasions. Des erreurs qui ont d’ailleurs été à l’origine de l’ouverture du score girondine lorsque Jussiê profitait d’une boulette de Koné pour filer au but et fusiller Lloris (0-1, 23e). 100% d’efficacité pour des Girondins buteurs sur leur première occasion.
Menés au score pour la troisième fois de suite en autant de rencontres, les hommes de Rémi Garde ont cependant à nouveau démontré qu’ils ont de la ressource. Gourcuff et surtout Ederson ont réajusté leurs crampons, le premier étant passeur pour le second, dont la tête repoussée par Carrasso était reprise victorieusement par Lacazette (1-1, 36e). Remis en selle, les septuples champions de France ont alors pris le contrôle du match. Face à des adversaires bien regroupés en défense, les Lyonnais ont multiplié les temps chauds (38e, 49e, 58e, 59e) avec souvent comme point de départ un Ederson excellent dans son rôle de chef d’orchestre.
Asphyxiés, les partenaires de Plasil n’ont eu que très peu de fenêtres de tir pour espérer placer un contre meurtrier. Une seule à vrai dire, mais Lloris veillait au grain sur une frappe de Sertic (72e). Le club au scapulaire pensait toutefois pouvoir bénéficier d’une deuxième opportunité, mais Cris, auteur d’une grossière faute en position de dernier défenseur, en a décidé autrement sans être pour autant expulsé. Un des tournants du match. Incapables d’inquiéter le gardien adverse, les Bordelais ont toutefois pu compter sur un extraordinaire Carrasso, infranchissable dans de nombreux face-à-face avec Lacazette, Lisandro ou Källström. Des arrêts déterminants qui ont permis au champion de France 2009 d’accrocher les prolongations.
Frustrés par autant de manque de réalisme, les Lyonnais ont toutefois très vite tué le suspense d’une éventuelle séance de tirs au but. Entré en jeu à la place de Gourcuff plus tôt dans le match, Gomis profitait d’un tir raté de Briand pour convertir en but une des rares grosses occasions qu’il s’était procurées. Une efficacité suffisante pour plier le match et qui permettait à l’ancien Stéphanois de marquer pour la cinquième fois consécutive lors de ses cinq derniers matches avec Lyon. Obligé de se découvrir pour espérer rester vivant dans la seule compétition qu’il peut encore remporter, Bordeaux a logiquement offert plus d’espaces aux attaquants rhodaniens, même si l’OL s’est contenté de faire tourner le cuir et de casser le rythme du match avant de profiter d’un contre rondement mené par le duo Gomis/Lisandro et conclu par Briand (3-1, 118e). Après Rennes, Lyon est donc le deuxième qualifié pour les quarts de finale et reste en lice sur quatre tableaux.
Homme du match : Carrasso (7,5) : quelques interventions tranchantes en première période, notamment devant Ederson (37e). Malheureusement pour lui, il ne peut rien sur l’égalisation de Lacazette qui avait bien suivi l’action. En seconde période, le portier bordelais sauve encore les siens d’une belle parade devant ce même Lacazette (59e). Carrasso a d’ailleurs écœuré le jeune attaquant lyonnais en repoussant une énième tentative à bout portant (78e). Décidément le grand bonhomme de la soirée côté Girondin, l’international tricolore va encore sauver les siens sur une ultime tentative de Kim Kallstrom (89e). Le second but de l’opportuniste Gomis et l’ultime but de Briand n’ont pas terni le grand match de l’ancien Marseillais.
Olympique Lyonnais :
Lloris (5,5) : fusillé par Jussiê sur le premier but bordelais (23e), le portier rhodanien n’a pas énormément eu d’arrêts à réaliser, hormis une parade sur une frappe à ras de terre de Sertic (72e). Une prestation sobre, mais efficace, même si l’intervention illicite de Cris à la fin du temps réglementaire lui a évité un dangereux face-à-face avec Plasil.
Réveillère (5,5) : défensivement, il n’a pas eu grand-chose à faire. Offensivement, s’il est monté à de nombreuses reprises, ses centres n’ont pas toujours trouvé leur cible.
Cris (4) : discret durant une bonne partie du match, il s’est surtout distingué en toute fin de match lorsqu’il aurait dû être expulsé lors d’un duel avec Plasil qui filait seul au but (85e).
Koné (5,5) : si une boulette de sa part est à l’origine de l’ouverture du score bordelaise (23e), le jeune défenseur a par la suite affiché plus de sérénité face à des attaquants bordelais en manque d’inspiration.
Dabo (5,5) : un premier centre dangereux à la 31e minute illustre parfaitement les problèmes qu’il a eus pour apporter le danger devant les buts de Carrasso. Plus offensif au fil des minutes. Remplacé par Briand (90e+2) auteur du troisième but lyonnais.
Fofana (5,5) : l’ancien Havrais a profité du temps de jeu accordé par Garde pour rendre une copie intéressante. Associé à Källström, il n’a pas fait que défendre. Face au bloc girondin regroupé, il a tenté un grand nombre d’ouvertures et de décalage. Si elles n’ont pas toutes trouvé preneur, au moins la prise de risque était là.
Källström (5,5) : sobre dans ses interventions, il s’est montré plus entreprenant offensivement en seconde période. Une de ses frappes a d’ailleurs failli faire mouche sans l’intervention de Carrasso.
Gourcuff (6) : s’il a raté beaucoup de gestes techniques en début de match, il s’est bien rattrapé sur une passe par-dessus la défense amenant le but égalisateur. En manque de condition physique, l’ex-Bordelais a rendu une copie plus que correcte. Remplacé par Gomis (69e) qui a profité d’un tir raté de Briand pour donner l’avantage aux siens en prolongation (90e+6).
Ederson (6,5) : le Brésilien a été le Lyonnais qui a le plus porté le ballon. Et le plus en vue, et ce, même s’il n’a pas trouvé le chemin des filets. C’est d’ailleurs sa tête repoussée par Carrasso qui amène l’égalisation lyonnaise (36e). Intenable au milieu de terrain il voit deux grosses occasions (38e 49e) être avortées par Carrasso. Actif face au but, il a également su mettre ses coéquipiers en position de marquer comme ces passes en profondeur pour Licha (58e) et Lacazette (59e). Remplacé par Bastos (82e).
Lacazette (5) : s’il a remis l’OL sur selle en inscrivant le but égalisateur (36e), le jeune espoir lyonnais a manqué un nombre incalculable de duels avec Carrasso. Ces occasions qui auraient largement évité à l’OL d’aller jusqu’en prolongation.
Lisandro (5,) : l’Argentin s’est démené et a beaucoup couru. Positionné dans l’axe, il a ensuite fini sur un côté lorsque Gomis est entré. Actif pour tenter d’approvisionner son coéquipier, il s’est cependant rarement mis en situation dangereuse, hormis deux buts refusés logiquement pour hors-jeu. À noter toutefois une passe décisive pour Briand qui scelle définitivement le sort du match en toute fin de prolongation.
Girondins de Bordeaux :
Carrasso (7,5) : voir ci-dessus
Henrique (5) : dur sur l’homme, le défenseur brésilien a imposé son physique à Lisandro, qui a eu du mal à tenir la comparaison. Quelques belles interventions, mais quelques errances défensives. Remplacé par David Bellion (105e), qui n’a pas réussi à changer la donne.
Ciani (5) : des hauts et des bas dans ce match pour le roc défensif bordelais. Capable de gagner des duels mais un peu absent des débats sur l’égalisation de Lacazette.
Planus (6) : bien présent dans les duels, le patron de la défense girondine a fait un match sérieux et appliqué. Par moments, on a retrouvé le grand Planus. Prometteur.
Trémoulinas (4) : quelques montés infructueuses. Le latéral gauche réunionnais n’a pas toujours fait les bons choix et a perdu de nombreux ballons.
Mariano (4) : présent en début de match et auteur de quelques belles interventions, le défenseur brésilien a beaucoup souffert du froid. Si bien que son implication et son impact sur le jeu girondin se sont évaporés au fil des minutes.
Obraniak (4) : absent des débats en première période, son positionnement sur le terrain l’a empêché de donner sa pleine mesure. Pas vraiment tranchant sur coups de pied arrêtés, il n’a que très rarement pu distiller de bons ballons. Remplacé par Maurice-Belay (105e).
Sertic (4) : placé au milieu de terrain, Sertic a essayé de prendre en main le jeu des Girondins. Pas vraiment tranchant, l’ancien Lensois n’a pas eu le rendement escompté. Malgré une frappe détournée par Lloris (71e), le milieu bordelais n’a pas vraiment brillé.
Plasil (5) : un pressing de tous les instants et de nombreux ballons récupérés en première période. Un gros coup de mou par la suite, mais le Tchèque dispose de ressources physiques et morales étonnantes qui lui ont permis de relever la tête de l’eau en fin de match. Pas suffisant malgré tout pour permettre à Bordeaux de prendre le dessus sur l’OL.
Gouffran (6) : belle complicité affichée avec Jussie et une passe décisive pour le brésilien. Il a eu l’occasion de doubler la mise à la 27e minute, mais sa frappe a frôlé le poteau de Lloris (27e). La suite sera moins heureuse et l’ancien Caennais n’aura plus vraiment l’occasion de se mettre en valeur. Victime de schéma tactique défensif de Francis Gillot, Gouffran n’a rien lâché et rend une copie finalement très correcte.
Jussiê (6,5) : en début de match, il a fait parler sa technique en réalisant quelques gestes de grande classe en distillant d’excellents ballons pour Gouffran. Son ouverture du score suite à un face à face remporté devant Lloris a mis sur de bons rails Bordeaux. À l’instar de son partenaire de l’attaque, le Brésilien va se sacrifier et va se fondre dans le collectif. Remplacé par Sala (105e).
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