À la veille du grand rendez-vous, le Stade Rennais se verrait bien mettre fin à presque 50 ans de malédiction. 48 ans pour être exact. Depuis la finale de Coupe de France 1971 (remportée 1-0 face à l’OL), le club breton n’a plus soulevé un trophée. Ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué ces dernières saisons entre les deux finales de Coupe de France face au voisin Guingamp (2009 et 2014) et celle de Coupe de la Ligue (2013) contre Saint-Etienne, toutes perdues. Il est temps d’y mettre fin mais face au PSG (match à suivre ce samedi en live sur notre site à partir de 20h), la tâche s’annonce particulièrement ardue.

Pour une fois, le Stade Rennais tiendra le rôle d’outsider face à l’ogre parisien, champion de France depuis une semaine et quadruple tenant du titre en Coupe de France. Une situation qui fait dire à Julien Stéphan que c’est bien son adversaire qui sera attendu, et non pas son équipe. « Non, la pression, elle est sur l’autre équipe, celle qui a l’habitude de truster tous les titres. Ils ont perdu la Coupe de la Ligue déjà, imaginez si on crée l’exploit. Il pourrait y avoir des conséquences. Il faut plutôt évoquer la notion de plaisir et de privilèges, plus que de pression, qui semble inappropriée pour nous », a souri l’entraîneur rennais en conférence de presse.

Julien Stéphan est confiant

Le PSG sera presque au complet puisque Verratti et surtout Neymar se sont entraînés normalement. Le numéro dix parisien voudra sans doute sortir un gros match, lui qui revient tout juste de blessure. Il a faim de ballon mais devra faire attention à des Rennais bien décidés à le stopper. « Ils mettront un engagement maximal dans les règles de l’art mais sans regarder qui il y a en face d’eux, prévient Stéphan. Le PSG est plus fort que nous. Si on les regarde, ils seront plus forts que nous. On n’aura aucune chance. On s’engagera complètement, en respectant l’adversaire et son intégrité physique. Parfois, l’engagement peut être trop fort mais sans volonté de faire mal. Je n’ai aucune crainte sur le fait que mes joueurs soient trop respectueux. »

Pour cela, Julien Stéphan compte sur l’expérience acquise par ses joueurs durant la campagne européenne. Contre le Betis et Arsenal en Ligue Europa, et même lors de la phase de poules lorsque Rennes était en mauvaise posture, les joueurs ont su sortir de situations difficiles. « Dans ce type de rencontres, il faut un supplément d’âme. Il faut être capable d’aller chercher des ressources supplémentaires, notamment en termes d’intensité. Il faut se préparer et jouer le match au bon moment, pas le jouer avant. Le match retour d’Arsenal, on l’avait peut-être fait avant, pas correctement. » Et comme l’a déclaré Benjamin André, présent lui aussi face aux médias, le club a envie de regoûter aux charmes de la coupe d’Europe. Pour cela, il faudra battre le PSG lors de cette 102e finale de l’histoire car en Ligue 1, cela s’annonce trop compliqué désormais.

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