Un deuxième trophée. Voilà ce que le PSG version QSI peut remporter ce soir en cas de victoire face à l’OL en finale de la Coupe de la Ligue, vingtième du nom. Six jours après sa défaite à Gerland face au club rhodanien, les hommes de Laurent Blanc n’ont pas le choix et doivent l’emporter face à une formation lyonnaise qui voudra s’inspirer de sa prestation réalisée dimanche dernier. Plusieurs absents de marque étaient à déplorer au coup d’envoi. De Zlatan Ibrahimovic à Yohann Gourcuff en passant par Clément Grenier, les deux coaches ont puisé dans leurs réserves pour présenter la meilleure équipe possible.

Dans un stade de France plein comme un œuf et aux 2/3 Parisiens, la rencontre démarre fort et l’OL tente de mettre la pression immédiatement sur le PSG. Mais sur une action rondement menée par Lavezzi, Maxwell déboule sur son côté et pique son ballon au-dessus de Lopes pour Cavani qui marque dans le but vide (3’). Les Lyonnais ripostent et répondent à deux reprises par le très remuant Gomis qui frappe dans le petit filet (5e), puis envoie une tête à bout portant sur Douchez (9e). Dans ce match très enlevé, Paris réagit par l’intermédiaire d’un Edinson Cavani très en jambes et auteur d’une demi-volée d’un équilibre parfait, une tentative bien repoussée par un Lopes vigilant (12e). Le match retombe nettement en intensité et il faut attendre la demi-heure de jeu pour voir Lopes sortir de manière hasardeuse sur Lucas Moura. Carton jaune pour le portier lyonnais et penalty pour le PSG, immédiatement transformé par Cavani (32e). Le coup est rude pour le septuple champion de France tant les deux formations font jeu égal. El Matador s’offre un doublé et est tout proche du triplé suite à un travail superbe de Lucas. Mais sa frappe s’envole (36e). À la mi-temps, le PSG mène 2-0 et l’OL peut nourrir quelques regrets à la vue de sa prestation durant les 45 premières minutes.

Le début de la seconde période part sur un rythme très tranquille. Mais ce diable d’Alexandre Lacazette, pour l’instant très discret, glace les supporters du PSG en réduisant le score d’un joli raid solitaire (54e). La formation chère à Jean-Michel Aulas se fait plus pressante, mais peine à se montrer dangereux dans les trente derniers mètres. Paris est à la peine, mais réagit bien et il s’en faut d’un rien pour que la tête d’Alex ne trouve le cadre (72e). Mais en dépit d’une belle énergie, l’OL devra finalement capituler et s’incliner face à une formation du PSG qui remporte là sa quatrième coupe de la Ligue.

L’homme du match : Cavani (7) : on reconnait un grand buteur à sa capacité à se montrer décisif lors des grands rendez-vous. S’il a complètement raté son match face à Chelsea, El Matador a su faire taire les critiques en s’offrant un doublé décisif face à l’OL. Opportuniste et décisif sur le premier but, il n’a pas tremblé sur le second but inscrit sur penalty. Aurait même pu inscrire un triplé suite à une demi-volée magnifique aux vingt mètres, bien détournée par Lopes (12 e) et sur un raté incroyable suite à une belle percée de Lucas. Une seconde période plus compliquée à gérer mais l’essentiel est là avec une victoire et un joli doublé.

OL :

- A. Lopes (3,5) : il peut s’en vouloir sur les deux buts parisiens. Sur le premier but de Cavani (4e), il sort peut-être un peu trop tôt sur Maxwell, ce qui permet à l’arrière gauche de piquer son ballon pour l’Uruguayen. Sur le second but, il est en retard et effectue un mauvais choix sur sa sortie (32e). Hormis ses décisions litigieuses, il est bien placé sur une frappe de loin d’Edinson en début de rencontre (13e).

- Bedimo (5) : le latéral gauche a bien débuté son match en prenant son couloir. Comme à son habitude cette saison, le Camerounais a apporté des solutions et du danger. Défensivement, il a bien bloqué son côté. Il s’est, en revanche, peu à peu éteint par la suite, en recevant moins de ballons. Remplacé par Koné (90e+1).

- Bisevac (6) : le Serbe a réalisé une belle prestation pour cette finale au Stade de France. Il a bien recadré son placement après avoir été pris à défaut sur des longs ballons en direction de Cavani. Il a multiplié les interceptions défensives, sur Matuidi où il empêche un centre (26e), sur Maxwell (48e), ou encore sur Lavezzi (56e).

- Dabo (4) : le défenseur sénégalais de l’Olympique Lyonnais était aligné sur son couloir droit par Rémi Garde. Il avait commencé par être sérieux défensivement, tout en se rendant disponible. Néanmoins, trop de ballons sont passés par son côté en première mi-temps, à l’image du premier but. Il a perdu son duel dans le match face à Lavezzi et Maxwell. Il a ensuite été discret jusqu’à sa sortie, remplacé par Briand (53e)

- Umtiti (4) : le jeune défenseur de 20 ans n’a pas été d’une grande assurance ce soir face au PSG. Avec la lourde tâche de marquer Cavani, bien en jambes, il a souvent été fragile dans ses duels. Il s’est fait surprendre à plusieurs reprises avec des ballons en profondeur. Heureusement, il a pu compter sur la solidité et la volonté de son partenaire de défense centrale, Milan Bisevac.

- Gonalons (5) : à défaut d’être brillant ou efficace, le Lyonnais s’est contenté du minimum. Il a orienté le jeu sur les phases de conservation de balle de son équipe, et a été présent à la récupération, à l’image de ce tacle propre sur Lavezzi (23e). Néanmoins, il n’a pas assez pesé pour une finale d’une compétition nationale.

- Tolisso (5,5) : Corentin Tolisso a confirmé sa belle saison réalisée avec l’Olympique Lyonnais. Sérieux, appliqué et volontaire, le Gone a été dans le bon rythme. Il a été efficace sur plusieurs récupérations. Après le changement offensif opéré par Rémi Garde, il a glissé au poste d’arrière droit (53e). Il a réalisé quelques bonnes interventions à ce poste, notamment sur cette défense qui empêche Lavezzi de se présenter seul face à Lopes (58e).

- Mvuemba (5,5) : si l’ancien lorientais a effectué un match assez sérieux dans l’ensemble, il n’a pas pu faire la différence. La tâche était difficile, mais il a tenté à plusieurs reprises de porter l’estocade par des courses vers l’avant, en vain. Il a, par moments, été trop loin du porteur de balle pour pouvoir contrecarrer les plans offensifs du PSG.

- Malbranque (5,5) : l’infatigable lyonnais a beaucoup couru. Placé en 10 derrière les deux attaquants Lacazette et Gomis, Malbranque a été le premier rideau défensif de son équipe. Son objectif était de presser l’adversaire et notamment la première relance du PSG. Grâce à son pressing, il a souvent gêné Thiago Motta et Thiago Silva, mais a fini par se fatiguer. Remplacé par Fekir (67e).

- Lacazette (6,5) : dans ce match compliqué à gérer face à un bloc parisien bien en place, Lacazette a été l’éclair lyonnais. Sur le but de l’OL, il a pris la décision, en patron, de prendre le ballon en réalisant une belle percée et en prenant de vitesse Christophe Jallet. Un bel exploit conclu d’une frappe hors de portée de Douchez qui a permis aux siens d’y croire pour la dernière demi-heure de la rencontre (55e).

- Gomis (4,5) : Bafé n’a pas pesé sur le front de l’attaque. Parfaitement marqué par la paire Alex - Thiago Silva, il n’a rien pu faire. D’habitude efficace dans son jeu dos au but à base de remises et de conservations de balle, il n’a eu que des ballons difficiles à négocier. Il a notamment été en vue en début de rencontre (1e, 5e, 10e), mais a été moins tranchant par la suite.

PSG :

- Douchez (4) : quasiment aucun ballon difficile à négocier. Mais un but encaissé et surtout de nombreuses incompréhensions avec Thiago Silva. Le remplaçant de Salvatore Sirigu n’a pas vraiment pesé sur la rencontre.

- Jallet (4) : soirée compliquée pour le latéral droit parisien. Mis en difficulté tout au long du match par Alexandre Lacazette, Jallet a perdu un nombre important de duels. Le but inscrit par l’attaquant lyonnais en est d’ailleurs le meilleur exemple. Peu percutant offensivement, l’ancien Lorientais n’a pas marqué beaucoup de points ce soir.

- Thiago Silva (5) : dans le sillage de ses dernières prestations, le roc défensif brésilien n’a pas affiché sa sérénité habituelle. La preuve avec des incompréhensions en pagaille avec Nicolas Douchez. Une situation ubuesque à un tel niveau et un joueur finalement à des années lumières de son meilleur niveau. Du mieux quand même en seconde période.

- Alex (4,5) : peu tranchant dans ses interventions, Alex n’a pas non plus réalisé une grande prestation. Dépassée par la vivacité de Lacazette sur le but de l’OL, l’international auriverde n’a pas eu partie facile face aux offensives rhodaniennes.

- Maxwell (7) : le seul défenseur parisien au niveau de cette finale. Il n’a pas mis trois minutes pour se montrer décisif après cette superbe percée sur le côté et son action décisive sur le but de Cavani. Précieux défensivement, Maxwell a fait parler toute son expérience pour annihiler les offensives de l’OL comme sur cette belle intervention devant Gomis (19e).

- Verratti (4) : le petit italien a souvent abusé de ses longues ouvertures. Si certaines auraient pu faire mouche, comme sur Cavani (9e), d’autres n’ont eu aucun impact. Ajoutez à cela, un impact très limité sur le milieu du PSG et un carton stupide récolté à la 17e pour protestation et vous obtenez une prestation relativement terne. Remplacé par Yohan Cabaye (73e).

- Thiago Motta (5) : Plus discret que d’habitude, le métronome italien n’a pas été lumineux de par ses transmissions. Le milieu défensif s’est par contre montré précieux quant à son placement. S’il n’a pas eu son influence habituelle, il a fait parler son expérience, un atout particulièrement utile lors de ce type de match.

- Matuidi (5,5) : comme souvent cette saison, l’international tricolore a proposé beaucoup d’activité dans l’entrejeu. Auteur d’un pressing très intense, il n’a pas ménagé ses efforts à la récupération, se projetant vers l’avant avant malgré tout moins de succès qu’à l’accoutumée, notamment en seconde période, où il a clairement baissé de pied.

- Lucas (5,5) : depuis quelques semaines, Lucas Moura monte en puissance et fait apprécier sa puissance et sa vivacité balle au pied. S’il a provoqué le penalty sur le 2e but, ce sont ses déboulés qui ont fait très mal à l’OL comme sur cette percée et cette passe magnifique pour Cavani qui rate le cadre à bout portant (35e). Moins incisif à la reprise, il n’a guère apporté offensivement à son équipe durant les 45 dernières minutes de la rencontre. Remplacé par Jeremy Menez (89e) qui a multiplié les mauvais choix en très peu de temps.

- Cavani (7) : voir ci-dessus

- Lavezzi (4) : s’il a été à l’origine de l’ouverture du score d’Edinson Cavani, l’Argentin n’a pas véritablement pesé sur l’attaque parisienne. Si Lavezzi a beaucoup bougé comme à son habitude, il s’est montré beaucoup moins tranchant qu’à l’accoutumée. Remplacé par Javier Pastore (73e), qui aurait pu creuser l’écart avec une frappe trop croisée (85e) et un raté en toute fin de match.