Avec Fabio Capello aux commandes, les Anglais se voyaient tout en haut de l’affiche. Surtout, ils s’imaginaient sans peine brandir le trophée le 11 juillet au soir. Malheureusement pour eux, la confiance engrangée lors des matches de qualification n’a pas suffi à faire de la sélection aux Trois Lions un prétendant au titre ultime. Car elle a montré trop de faiblesses lors de la phase de poules. Des faiblesses exploitées hier après-midi par les Allemands.

Fatalement, les joueurs anglais pouvaient craindre la réaction de leur presse, jamais tendre après les défaites. Et si l’indignation née du but refusé à Lampard est bel et bien présente, les médias britanniques ne s’en servent en aucun cas comme excuse, mettant plutôt en avant la belle prestation des Allemands et les défaillances du jeu anglais. « Mullered », titre le News of The World en référence à l’attaquant allemand Thomas Müller, auteur d’un doublé. « Echos de 1966, mais cette fois c’est fini pour la génération dorée », explique de son côté le Guardian, qui revient sur la victoire en 66 des Anglais grâce à un but litigieux accordé par l’arbitre.


« Les fans optimistes et aveugles diront que le rêve anglais a été brisé par les arbitres uruguayens. Mais au lieu d’insister là-dessus, il faudrait noter les problèmes d’une équipe terriblement déficiente, qui peut seulement être fière de 45 minutes dans ce Mondial : celles de la première mi-temps face à la Slovénie en phase de poules »
, écrit le Daily Mail, qui a la dent dure. Le Sun lui rigole : « Hommes contre garçons : les garçons ont gagné », en référence à la jeunesse des joueurs allemands victorieux de la vieille garde anglaise.

L’autre sujet de rigolade et de moquerie : Wayne Rooney, qui a traversé le Mondial comme une ombre. « Quelqu’un a-t-il vu Wayne Rooney ? », charrie le Daily Mail. « Et Rooney dans tout ça ? Celui que nous appelions notre talisman n’a même pas été capable de contrôler le ballon. De quoi embarrasser Rooney, la star d’une énorme campagne de publicité, qui, avec l’arrogance typique des Anglais, l’a comparé à Messi, Ronaldo et Kaka. Pas la peine d’imaginer qu’ils se moquent bien de nous aujourd’hui », tance le Sun.

Bien sûr, Fabio Capello est également désigné comme le principal coupable. « Il est temps de partir », affirme en chœur la presse anglaise, qui annonce un prochain rendez-vous entre les membres de la fédération anglaise et l’entraîneur italien. La fin pourrait être très proche pour Capello, au grand bonheur d’une presse désormais avide de vengeance.

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