Après un mois de compétition acharnée, la Coupe du Monde 2014 s’est achevée en beauté hier dans le mythique Maracanã. Des moments de joies et des larmes, de jolis buts et des gestes venus d’ailleurs, cette fête du ballon rond au Brésil a été à la hauteur des espérances. Avant de se tourner vers l’Euro 2016 qui se déroulera en France, voici les moments forts à retenir ce Mondial en terre brésilienne.

La fin du règne espagnol

Championne du Monde en titre, la Roja s’est vite retrouvée au tapis. Une correction 5-1 d’entrée lors de la revanche de la finale de 2010 face aux Pays-Bas, ainsi qu’une défaite face aux très remuants chiliens, les Espagnols ont été mis hors course. Si la victoire contre l’Australie est anecdotique, l’élimination de la sélection de Del Bosque elle ne l’est pas. Elle restait sur une série de trois titres majeurs consécutifs. La fin d’une génération dorée à laquelle appartiennent Iker Casillas ou encore Xavi.

La morsure de Luis Suarez

De héros à ennemi public n°1, il n’y a qu’un pas qu’a franchi Luis Suarez. Auteur d’un doublé qui a permis à l’Uruguay de battre l’Angleterre 2-1 et d’avoir son destin entre ses mains, El Pistolero a été capable du meilleur...mais aussi du pire. Face à l’Italie, l’attaquant de la Celeste a montré son mauvais côté en mordant Giorgio Chiellini à l’épaule. Multirécidiviste, Suarez a été exclu du Mondial et suspendu 9 matches par la FIFA. Il est aussi interdit de pratiquer le football durant quatre mois. Lâché par un sponsor, il s’est excusé pour son geste auprès de sa victime italienne.

Le coup de gueule de Super Mario

Après le match Italie-Uruguay, Mario Balotelli lui aussi a été au coeur des débats. La raison ? Son attitude face à l’Uruguay puis ensuite dans les vestiaires lors du discours d’adieu de Pirlo a été critiqué par ses coéquipiers et les fans. Super Mario a réglé ses comptes sur Instagram. « Je suis Mario Balotelli, j’ai 23 ans et je n’ai pas choisi d’être italien. Je l’ai fortement voulu parce que je suis né en Italie et j’y ai toujours vécu. Je tenais beaucoup à ce Mondial et je suis triste, en colère et déçu avec moi-même. (...) Ne me blâmez pas parce que cette fois-ci Mario Balotelli a tout donné pour la sélection. (Au niveau du caractère) donc cette fois, trouvez une autre excuse parce que Mario Balotelli a la conscience tranquille et est prêt à aller de l’avant, la tête haute. Je suis fier d’avoir tout donné pour Mon pays ».

L’Algérie entre dans l’histoire

L’un des tubes de l’été, c’est le fameux "One, Two, Three. Viva l’Algérie". Malgré une défaite initiale contre la Belgique, les hommes de Vahid Halilohdzic ont réussi à se qualifier pour les huitièmes après un match nul face à la Russie arraché grâce à un coup de tête signé Islam Slimani. Pour la première fois de son histoire, l’Algériea passé ce premier tour. Un véritable exploit. L’aventure s’est achevée face à l’Allemagne (ndlr 2-1) au terme d’un match où les Verts ont tenu la dragée haute à la Mannschaft. Quoi qu’il arrive, une vraie victoire pour les Fennecs accueillis comme des héros à Alger.

Des gardiens top niveau

Parades exceptionnelles, arrêts décisif, les gardiens ont souvent sorti les poings de la victoire durant ce tournoi. Si certains ont tenu leur rang à l’image de Manuel Neuer, d’autres ont profité de la Coupe du Monde pour se révéler aux yeux du monde entier dans cette fabuleuse vitrine qu’est le Mondial. C’est le cas de Guillermo Ochoa ou Raïs M’Bohli exceptionnels face au Brésil et à l’Allemagne ou encore de Tim Howard qui a réalisé seize arrêts face à la Belgique. On aurait pu cité le très bon Claudio Bravo ou encore le killer Keylor Navas.

La technologie au service de l’arbitrage

Cette Coupe du Monde 2014 a aussi été l’occasion pour la FIFA de mettre en place de nouvelles technologies visant à aider les arbitres. C’est ainsi que la goal-line technology a fait son apparition. Un dispositif électronique et vidéo permettant à l’homme en noir de pouvoir savoir si le ballon a entièrement franchi la ligne de but ou non. C’est ainsi que le CSC du gardien hondurien sur la frappe de Karim Benzema a été le premier but validé par la goal-line technology. Le spray utilisé par les arbitres afin de faire respecter la distance du mur lors d’un coup de pied arrêté a aussi été l’une des innovations intéressantes de ce Mondial. D’ailleurs, il sera utilisé dans les compétitions organisées par l’UEFA.

L’Amérique du Sud à l’honneur

Organisée au Brésil, cette Coupe du Monde 2014 a été celle des équipe d’Amérique du Sud et plus largement d’Amérique Centrale. Beaucoup se sont distinguées à l’image du Chili et du Mexique qui ont développé un jeu très attrayant. Deux équipes qui ont fait douté le Brésil et les Pays-Bas en 1/8e de finale. Privée de sa star Falcao, la Colombie s’est elle aussi illustrée sous la houlette de James Rodriguez ou Cuadrado. Les Cafeteros ont séduit tout comme la surprenante équipe du Costa Rica. Premiers d’un groupe de la mort où l’on ne donnait pas chère de sa peau face à l’Italie, l’Uruguay et l’Angleterre, los Ticos ont atteint les 1/4 de finale. Une première pour ce pays.

Le renouveau de l’Equipe de France

Passée par les barrages en novembre 2013 face à l’Ukraine, l’Equipe de France a réalisé une Coupe du Monde honorable. Dans un groupe largement à sa portée, la sélection de Didier Deschamps s’est adjugée la première place. Après un succès 3 à 0 face au Honduras et une éclatante victoire 5 à 2 face à la Suisse, ils ont buté face à une valeureuse équipe de l’Equateur (ndlr 0-0). Plus que les résultats, c’est l’état d’esprit des Bleus menés par un Karim Benzema auteur de trois buts qui a fait plaisir aux nombreux supporters et observateurs. Un groupe sain qui a passé difficilement l’obstacle nigérian avant de buter sur l’Allemagne en 1/4 de finale. Redorer le blason de la sélection et préparer l’Euro 2016 qui aura lieu en France, voici la mission qu’avait l’équipe de Didier Deschamps. Une mission réussie.

"King" James Rodriguez

A 22 ans, James Rodriguez a illuminé cette Coupe du Monde 2014 de son talent. Véritable leader des Cafeteros en l’absence de Falcao, le n°10 colombien a été l’un des éléments moteurs de son équipe. Il termine meilleur buteur du Mondial avec six réalisations, un total qui lui permet de devenir le réalisateur le plus prolifique de l’histoire des Cafeteros sur la compétition. Il a par ailleurs marqué lors des cinq rencontres qu’il a jouées, performance unique sur cette Coupe du Monde. Il faut ajouter à tout cela ses deux passes décisives. Des performances qui lui ont d’ailleurs valu les félicitations des Brésiliens et l’intérêt de nombreux cadors dont le Real Madrid.

Le rêve brisé de Neymar

Star de la Seleção, Neymar a porté son équipe durant le Mondial avec notamment 4 buts et une passe décisive. Mais le rêve du n°10 auriverde s’est brisé lors des 1/4 de finale face à la Colombie. Un mauvais coup de Zuniga et l’idole de tout un peuple sortait blessé au dos. Résultat : 40 à 45 jours d’arrêts et la fin d’un Mondial qui était le rêve de sa vie. « Je n’ai pas de mots pour décrire ce qui se passe dans ma tête et dans mon coeur » a lâché Neymar avant d’ajouter « Mon rêve n’est pas fini ». Un drame national qui était le début d’une série noire pour le Brésil...

Le coaching osé de Louis Van G(éni)aal

Entre une équipe du Costa Rica surprenante et des Pays-Bas assez réguliers, les 1/4 de finales du Mondial 2014 promettaient. Un match accroché qui s’est soldé par un 0-0 à l’issue du temps réglementaire. Le moment choisi par Louis Van Gaal pour tenter un coup de poker que peu aurait osé. Le Néerlandais a fait sortir son gardien titulaire Cilessen, auteur d’une parade en fin de match, pour le remplacer par Tim Krul. Un choix fort mais un choix gagnant pour Van Gaal puisque les Costariciens ont échoué par deux fois face à Krul. Un coup de maître ou un coup de génie, quoi qu’il en soit le sélectionneur hollandais a réussi son coup.

Le fiasco incroyable de la Seleção

Privé de sa star Neymar, blessé, mais également de son capitaine Thiago Silva suspendu, le Brésil a retrouvé l’Allemagne en demi-finale à Belo Horizonte. Pour la sélection mais également pour Neymar et le peuple brésilien, les hommes de Scolari n’avaient qu’une mission : remporter la Coupe du Monde chez eux. Un match qui a tourné au fiasco. La Mannschaft a été en démonstration et s’est imposée 7 à 1. Une déroute incroyable pour la Seleção humiliée devant son public et aux yeux du monde. Si David Luiz a demandé au peuple brésilien de pardonner les joueurs, le mal est profond au Brésil KO après ce match qui restera dans les mémoires.

Miroslav Klose dans l’histoire

A 36 ans, le vétéran Miroslav Klose est entré dans l’histoire de la Coupe du Monde. Il est devenu le meilleur buteur de l’épreuve. En effet, après avoir égalé Ronaldo grâce à son but face au Ghana le 21 juin 2014, il a surpassé Il Fenomeno en marquant lors de l’exceptionnelle victoire face au Brésil le 8 juillet en demi-finale. Avec seize réalisations en quatre participations à un Mondial, l’Allemand est entré dans la légende. Mais il pourrait vite être rattrapé par son compatriote Thomas Müller auteur de 10 buts déjà.

L’Allemagne championne du Monde !

Dix-huit ans que la Mannschaft l’attendait, les hommes de Joachim Löw l’ont fait. Depuis 1996, l’Allemagne n’avait plus remporté de titres majeurs. En Coupe du Monde, la sélection allemande restait notamment sur deux demi-finales (ndlr 2006 et 2010) et une finale perdue en 2002. En 2014, l’Allemagne a conjuré le sort au terme d’un parcours assez maîtrisé. Premiers de leur poule, les coéquipiers de Philip Lahm ont eu plus de mal face à l’Algérie. Après l’obstacle français et une victoire 7-1 face au Brésil, ils se sont aussi imposés face à l’Argentine de Messi sur le score de 1-0 après prolongation, grâce à Mario Götze. La Mannschaft de Müller, Neuer & co a donc obtenu sa quatrième étoile. Félicitations aux Champions du Monde 2014 !

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