- Raïs M’Bolhi (Algérie) : évoluant au CSKA Sofia, le portier de l’Algérie n’était pas forcément connu du grand public à l’entame de la Coupe du Monde. Et pourtant, déjà brillant en 2010, le dernier rempart a confirmé son talent en terres brésiliennes. Multipliant les parades de haut vol, notamment en huitième de finale face à l’Allemagne, le natif de Paris a crevé l’écran. À 28 ans, le gardien de but compte bien profiter de ses exploits pour animer le mercato, comme nous le confirmait il y a peu son agent : « On veut qu’il puisse démontrer ses qualités, il a brillé dans deux Coupes du Monde, et le joueur veut donc évoluer dans un club plus exposé pour démontrer qu’il peut avoir les mêmes qualités en club qu’en sélection ». Avec une clause libératoire à 300 000 €, celui qui dispose d’une offre ferme de Philadelphia Union devrait avoir le choix, lui qui a également des touches en France, en Turquie, au Portugal ou bien encore en Angleterre.

- Serge Aurier (Côte d’Ivoire) : ayant déjà réalisé une saison pleine avec Toulouse, auteur de 6 buts et 6 passes décisives en Ligue 1, Serge Aurier était attendu, lui qui devait confirmer son bel exercice durant la Coupe du Monde. En dépit de l’élimination précoce de la Côte d’Ivoire, éliminée dès les poules, l’arrière droit a rempli sa mission, lui qui a réussi d’excellents matches, et a adressé deux passes décisives. De quoi aiguiser l’appétit de Monaco et surtout du PSG, plus que jamais chaud à l’idée de recruter le latéral. Ce dernier évoquait d’ailleurs cet intérêt pour FM : « J’ai effectivement eu des échos sur l’intérêt du PSG. C’est un très bon club, l’un des meilleurs en Europe aujourd’hui. C’est un club qui fait partie du Top 8 européen, et c’est intéressant de savoir que des clubs ayant les moyens d’acheter n’importe qui sont intéressés par moi. En plus, je suis Parisien, donc ça entre forcément en ligne de compte ».

- Stefan De Vrij (Pays-Bas) : peu de personnes auraient misé sur un bon parcours des Pays-Bas dans ce Mondial, la sélection Oranje manquant de grands noms à certains postes. Mais Louis van Gaal avait vu juste en misant sur certains éléments méconnus, parmi lesquels De Vrij. Formant une défense de fer avec Vlaar et Martins Indi, celui qui a jusque-là fait toute sa carrière au Feyenoord Rotterdam s’est révélé aux yeux du monde. À 22 ans, le natif d’Ouderkerk a déjà tout d’un grand, et semble promis à un bel avenir. Un avis que partagent bien des clubs, la Lazio Rome et Manchester United - future équipe de van Gaal, faisant les yeux doux à celui qui peut évoluer aussi bien dans l’axe qu’en qualité d’arrière droit.

- Gary Medel (Chili) : véritable pitbull, le milieu défensif de formation a fait plus que dépanner au poste de défenseur central sous le maillot du Chili. Malgré son petit gabarit, celui qui plafonne à 1,72m a compensé sa taille limitée par une envie à toute épreuve, et un sens du sacrifice peu commun. À 26 ans, et après avoir déjà connu les championnats argentins, espagnols et anglais, celui qui est sous contrat jusqu’en 2017 avec Cardiff fait parler dans ce mercato. L’Inter Milan veut en effet le recruter au plus vite, un intérêt qui ne laisse pas indifférent le principal intéressé : « Je sais que des clubs me veulent en Italie et pour moi ce serait une occasion importante : pour le moment je suis un joueur de Cardiff mais les portes sont ouvertes et j’espère avoir ma chance, on verra ce qui se passera ».

- Daley Blind (Pays-Bas) : si ses performances ont été inconstantes tout au long du tournoi, le piston côté gauche dans le schéma en 5-3-2 instauré par van Gaal a su briller. Avec deux passes décisives lors du premier match face à l’Espagne (5-1), et un but au cours de la petite finale contre le Brésil (3-0), le joueur de l’Ajax Amsterdam a parfaitement ouvert et conclu sa Coupe du Monde. Doué techniquement et impressionnant de par sa résistance à l’effort, le jeune homme de 24 ans ne manque désormais pas de courtisans. Estimé à 12 M€, Blind est annoncé dans le viseur du Borussia Dortmund, de Liverpool, mais aussi de Manchester United.

- José Juan Vazquez (Mexique) : personne n’attendait le Mexique à un tel niveau, et encore moins José Vazquez. Invité surprise de la liste de Miguel Herrera, celui qui jouait en D2 mexicaine il y a encore deux ans avant de briguer deux titres consécutifs de champion national avec son club de León s’est retrouvé propulsé titulaire après la blessure de Medina. Un rôle qu’il a assumé avec énormément de sérénité. Une activité sans pareille, un rayonnement magnifique à la récupération et un courage exemplaire : le petit milieu défensif a dégoûté tous ses adversaires, et en particulier Neymar, en phases de poules. Des performances de taille qui auraient convaincu Liverpool, entre autres, de tenter sa chance. « El Gallito » peut rêver d’un avenir radieux.

- James Rodriguez (Colombie) : son talent n’était pas présenté, lui qui l’été dernier déjà avait été recruté par l’AS Monaco contre un chèque de 45 M€. Mais la merveille colombienne a clairement franchi encore un cap dans ce Mondial. Falcao absent, le joueur tout juste âgé de 23 ans a porté sur ses épaules la sélection des Cafeteros, s’imposant comme le patron d’une équipe ne manquant pas de talents. Avec 6 buts (dont un bijou face à l’Uruguay) et deux passes décisives en l’espace de 5 matches, le meneur de jeu a illuminé la compétition de tout son talent. Le Real Madrid n’a d’ailleurs pas tardé à se mettre en alerte, conquis par le talent de l’ancien pensionnaire du FC Porto. Intérêt visiblement réciproque, James ayant récemment confié à Marca : « C’est une grande fierté que de savoir qu’un club comme le Real s’intéresse à moi. Ce serait un rêve que d’arriver dans l’équipe de mes rêves. (...) Si j’irais au Real les yeux fermés ? Bien sûr, je n’ai qu’une réponse à cette question : oui ». Au sortir de ce Mondial, le Colombien compte bien réaliser l’un des ses plus grands rêves, l’ASM est prévenue.

- Yacine Brahimi (Algérie) : pas titulaire lors du premier match perdu face à la Belgique (2-1), Yacine Brahimi a eu droit au onze de départ pour les deux rencontres suivantes, contre la Corée du Sud (4-2) et la Russie (1-1). Grand artisan de la qualification historique de l’Algérie pour les huitièmes de finale, avec 1 but et 1 passe décisive, le maître à jouer a ensuite réalisé une belle entrée en jeu face à l’Allemagne, démontrant toutes ses qualités. Sous contrat jusqu’en 2017 avec Grenade, l’ancien Rennais suscite désormais la curiosité d’autres clubs, désireux de tester le potentiel du milieu de 24 ans. Le FC Porto a ainsi flairé la bonne affaire, l’Atlético Madrid, et le Betis Séville ayant eux aussi coché son nom. Également annoncé en Angleterre (Chelsea est dans le coup selon nos informations), dans le Golfe et en Italie, le joueur se laisse le temps de la réflexion.

- Divock Origi (Belgique) : titulaire à seulement 12 reprises cette saison en Ligue 1, Divock Origi est couvé par Lille et René Girard, ne voulant pas griller les étapes avec cet authentique talent. Mais un tel espoir ne peut rester indéfiniment dans l’ombre, et a éclipsé ou presque Romelu Lukaku dans cette Coupe du Monde. Auteur de matches convaincants, celui qui a vu le jour à Oostende a même marqué, face à la Russie (1-0). S’il n’a que 19 ans, l’attaquant pour qui l’avenir semble radieux n’a donc pas tremblé face à la pression du Mondial, parvenant ainsi à convaincre de prestigieux clubs européens. En effet, le Borussia Dortmund, Tottenham et l’Atlético Madrid ont tenté de s’immiscer dans ce dossier, mais Liverpool semble avoir une longueur d’avance sur la concurrence, le joueur ayant même visité les installations des Scousers.

- Enner Valencia (Équateur) : beaucoup l’ont découvert lors de la phase de poules de ce Mondial brésilien. Trois buts en trois rencontres, dont un doublé décisif face au Honduras, le buteur équatorien est incontestablement l’une des révélations de cette Coupe du Monde. Pourtant, ses performances ne sont pas le fruit du hasard. Sous les couleurs de Pachuca, il rayonnait depuis six mois dans le championnat mexicain (18 buts en 23 matches) et débarquait au Brésil en pleine confiance. Que les supporters équatoriens se rassurent, ils ont trouvé l’héritier du regretté « Chucho » Benitez. Enner, lui, devrait poursuivre sa progression en Premier League, West Ham étant chaud sur le dossier. Le président de son club s’en frotte déjà les mains, et attend de réaliser « le plus gros transfert de l’histoire du championnat mexicain ».

- Islam Slimani (Algérie) : c’est un peu comme pour Brahimi. Lui aussi placé sur le banc contre la Belgique, l’avant-centre a gagné sa place au cours du deuxième match de l’Algérie, déterminant dans le brillant succès acquis aux dépens de la Corée du Sud. Avec au total 2 buts et 1 passe décisive dans ce Mondial, celui qui a débarqué l’été dernier au Sporting CP s’est révélé aux yeux du monde, et d’autres formations en quête de buteur. Sa hargne et son sens du but en font un élément prisé sur le marché des transferts. Newcastle, Schalke 04, West Ham, Mayence, Crystal Palace ou bien encore Trabzonspor suivent ainsi attentivement le cas de celui qui, faut-il le rappeler, était en contacts avancés avec Nantes il y a de cela douze mois. Estimé à 10 M€, l’attaquant pourrait bien faire l’objet d’offres concrètes.

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