Le pays qui a inventé le football est éliminé de la Coupe du Monde après seulement deux matches. Le résultat du Costa Rica, qui a dominé l’Italie (1-0), a condamné l’Angleterre, dernière du groupe avec zéro point, qui ne pourra pas refaire son retard en raison du calendrier des deux dernières rencontres. Tous les fans anglais étaient derrière l’Italie pour ce match, le consultant de la BBC Gary Lineker ayant même revêtu un maillot de la Squadra Azzurra pour l’occasion. Rien n’y a fait et voilà l’Angleterre bouté hors du Brésil.

Forcément, les journaux ont la dent dure ce matin, et expriment leur déception. The Independant affiche sa tristesse :« Nous pensions que ce n’était pas fini. Ca l’est maintenant », tout comme The Sun : « Le but qui met fin à notre monde », avec une photo du but de Bryan Ruiz. L’unique buteur de la rencontre est d’ailleurs mis en avant par The Times, qui n’a pas oublié que le Costaricain joue sur les pelouses anglaises. « Bryan de Fulham, l’homme qui sort l’Angleterre de la Coupe du Monde ». D’autres s’en prennent plutôt à l’inefficacité de Mario Balotelli face au but. « Nous comptions sur toi. De rien, Mario... », peut-on lire sur la Une de The Guardian.

Les commentaires sont plus cyniques dans les pages intérieures et sur les sites des médias anglais. Roy Hodgson est clairement pointé du doigt. Et ce n’est pas sa confirmation par la Fédération anglaise qui calme la fureur anglaise. « Le groupe D est celui de la mort pour l’Angleterre... seulement huit jours après l’ouverture de la Coupe du Monde. Alors, comment la FA peut-elle choisir ce même jour pour déclarer que Hodgson reste en poste ? C’est sacrément insultant pour chaque fan », se lâche le Daily Mail, très remonté. Le président de la Fédération Greg Dyke en prend pour son grade en ayant choisi de maintenir le sélectionneur anglais.

Les raisons de l’échec sont par contre plus variées. Pour certains, Hodgson s’est fourvoyé en faisant confiance à des joueurs trop jeunes pour assumer la pression d’une Coupe du Monde (Sterling et Barkley entre autres). Pour d’autres, c’est le rendement des joueurs expérimentés qui n’a pas été à la hauteur. Et sur ce point, c’est Steven Gerrard qui est le plus souvent cité. Trop vieux, trop lent, plus assez décisif, voilà ce qui lui est reproché. La charnière centrale Jagielka-Cahill n’est pas épargnée non plus après le match perdu contre l’Uruguay. Pour l’Angleterre, il est désormais temps de se pencher sur l’Euro 2016 en France. Avec Roy Hodgson et probablement ses jeunes pépites, mais sans Gerrard...