Le Brésil retient son souffle. Ce soir, le peuple auriverde verra si sa sélection a bien les épaules pour aller au bout de la compétition. Le premier match du Mondial est toujours un événement particulier, qui donne le ton, qui rassure ou inquiète. Pour Luiz Felipe Scolari, le sélectionneur du Brésil, il s’agira surtout de prouver que le Brésil est bel et bien le grand favori de l’édition 2014.

« Oui, pour moi, nous sommes les grands favoris. Nous avons une sélection compétitive, des joueurs d’une qualité technique indiscutable. On a une bonne défense, un milieu de terrain créatif, des attaquants parmi les meilleurs du monde, un maillot respecté. Et, surtout, cette fois, on joue ce Mondial chez nous, avec le soutien de nos fans », a-t-il assuré au cours d’un entretien accordé à L’Équipe. De l’avis de beaucoup, le Brésil se présente en effet en tant que grand favori, mais deux faiblesses ont été répertoriées : les postes de gardien de but et d’avant centre.

Fred et Julio Cesar ont la confiance de Scolari

Voir Fred être désigné titulaire ne prouve-t-il pas un déficit à ce poste ? Pas pour Scolari, qui apprécie particulièrement l’ancien Lyonnais. « Fred a de bonnes qualités techniques et il sent bien le jeu. Il est puissant, il cadre bien ses tirs, il a un bon jeu de tête, il est passé par l’Europe, à Lyon, où il a obtenu de bons résultats, et il a déjà participé à une Coupe du monde (2006). C’est un élément clé de notre équipe. J’aime son style et son comportement. J’ai l’ai connu hors du terrain parce qu’il est un bon ami de Deco, qui a été mon joueur en sélection portugaise et à Chelsea », raconte Scolari.

De même, malgré son départ pour Toronto après une expérience ratée aux Queens Park Rangers, Julio Cesar conserve tout son crédit auprès de son sélectionneur. « Il appartient à un groupe de joueurs sur qui je peux m’appuyer sereinement. Avec Thiago Silva, David Luiz et Fred, Julio César est un de mes capitaines. Ce sont avec eux que je parle le plus lors des matches. J’ai toute confiance en lui, comme gardien et comme homme. » Vous l’aurez compris, Luiz Felipe Scolari affiche un optimisme sans faille à quelques heures du premier match face à la Croatie. Espérons pour lui que ses joueurs sauront lui rendre sa confiance.