Une honte historique. Voilà comment l’Allemagne a jugé l’incroyable élimination de sa Nationalmannschaft après la défaite face à la Corée du Sud (0-2). Comment a-t-elle pu en arriver là ? Comment le champion du monde en titre a-t-il pu perdre deux matches sur trois ? La presse allemande, sous le choc, tente d’expliquer les raisons du fiasco. Premier ciblé, forcément, le sélectionneur Joachim Löw. « Löw n’a trouvé aucun bon onze de départ et a pris de mauvaises décisions. Son plan pour le dernier match n’a pas fonctionné  », écrit Bild.

Kicker tape plus fort sur l’homme qui dirige la sélection depuis 2006. « Tout doit être mis à l’épreuve après ce fiasco, même Löw. L’Allemagne était sans idée, impuissante et sans défense. Un changement radical est nécessaire. Löw croyait à tort que tout se réglerait dans les semaines de préparation. Il a mal jugé l’importance de la polémique déclenchée par Gündogan et Özil avec l’affaire Erdogan. » Les quelques tensions pré-Mondial, entre la polémique Özil-Gündogan donc et des joueurs qui se plaignaient du lieu choisi par la Fédération allemande ou encore du manque de communication, n’ont pas été bien gérées selon les médias allemands.

Özil en prend pour son grade

Mais ce n’est évidemment pas que cela. Les joueurs, premiers responsables, sont pointés du doigt. « Bild renonce exceptionnellement à donner une note aux 14 joueurs ayant participé à la rencontre contre la Corée du Sud, car aucune note ne peut décrire cette débâcle », peut-on lire dans le journal allemand, qui sauve Niklas Süle, Mats Hummels ou encore Marco Reus du désastre. Les plus critiqués se nomment Toni Kroos, Sami Khedira, et surtout Mesut Özil, qui en prend pour son grade. « Trop de ballons ont atterri nul part. Dans l’ensemble pas assez », note Bild.

La charge la plus violente est venue de la part du journal Die Welt sur le joueur d’Arsenal. « Pendant 90 minutes, on a peu vu Özil. En première période, il était presque toujours là où le jeu n’était pas. Soit il restait constamment dans l’ombre de son adversaire, soit il se tenait très loin du côté du terrain. (…) Il n’a pas rendu la confiance accordée par son sélectionneur. Özil ressemble de plus en plus à un vieux volcan : de temps en temps, des éruptions sismographiques sont enregistrées, mais personne ne sait comment il est actif… », peut-on lire. De manière plus globale, ce sont les champions du monde 2014 qui récoltent le plus de critiques. Encore dans Welt  : « les champions du monde qui devaient porter l’équipe ont tous déçus : Sami Khedira, Mesut Özil, Thomas Müller et même Toni Kroos », dont le but miraculeux face à la Suède semble désormais « tellement loin ».