Tremblement de terre en Espagne et à Krasnodar. Alors que le Mondial s’ouvre demain, la Roja a décidé de se séparer de Julen Lopetegui, au regard des conditions de son départ futur au Real Madrid, et de le remplacer par Fernando Hierro, qui était jusque-là directeur technique de la sélection. Ce remue-ménage express ne laisse pas les futurs adversaires des Ibères sans réaction. Le Portugal, premier à affronter Sergio Ramos et ses partenaires vendredi, est dans l’incompréhension. « Lopetegui viré à deux jours du match contre le Portugal », lâche A Bola. La vitesse de ce changement a également surpris le Correio da Manhã.

« Julen Lopetegui viré de la sélection espagnole. Le départ de l’entraîneur se produit deux jours avant le premier match du Mondial, face au Portugal », peut-on lire. Le timing pose également question dans les colonnes du Diario de Noticias. « Après l’annonce de l’arrivée de Lopetegui au Real Madrid la saison prochaine, les premiers doutes ont surgi au sujet de l’avenir de l’entraîneur à la tête de la sélection espagnole. Un jour avant le début du Mondial et deux jours avant les débuts face au Portugal, la Fédération Espagnole a annoncé son limogeage », lit-on. Interrogé en conférence de presse ce mercredi, Bernardo Silva a donné son sentiment sur la situation.

Avec un certain détachement. « Ces affaires ne nous regardent pas, je suis sûr que la sélection espagnole a assez d’expérience. Nous sommes concentrés sur notre travail et nous voulons faire de notre mieux pour notre sélection. Si Fernando Santos était sur le départ, là oui, ce serait un problème. Maintenant, c’est à la Fédération Espagnole de gérer, c’est leur problème », a confié le milieu offensif de Manchester City. L’ancien Monégasque n’en démord pas, malgré toute cette agitation, la Roja reste favorite pour la rencontre et pour le sacre final. « L’Espagne est un des favoris à la conquête du titre mondial, elle est évidemment favorite pour le match de vendredi, mais le Portugal a aussi de l’ambition et nous savons que, si nous jouons bien et à notre niveau, nous pouvons gagner », a lancé le Lusitanien.

Surprise totale au Portugal et au Maroc

Le Maroc est également étonné de cette annonce et de son timing. « À deux jours de son entrée en lice, l’Espagne limoge son sélectionneur », titre le quotidien local Le Matin avant de développer. « Julen Lopetegui a déclenché un scandale, lorsque le Real Madrid a annoncé avoir trouvé un accord avec le technicien, 5 minutes seulement après en avoir informé la hiérarchie de la Fédération espagnole. Le timing de l’annonce a provoqué un véritable tollé dans la péninsule. Or, l’annonce du limogeage de Lopetegui ne va pas pour autant tempérer les ardeurs ». Même son de cloche dans l’autre journal marocain Aujourd’hui le matin.

Hervé Renard, sélectionneur des Lions de l’Atlas, tient une conférence de presse ce vendredi et évoquera évidemment le sujet. L’Iran et son sélectionneur Carlos Queiroz ont d’autres sujets à régler, avec notamment le boycott de l’équipementier Nike suite aux sanctions et l’embargo imposés par les États-Unis et Donald Trump. La Team Melli préfère se concentrer sur son premier match face au Maroc, n’hésitant pas à tacler ses dirigeants. « Nous allons participer au Mondial sans avoir mis en place un programme de préparation adéquat. Les officiels iraniens ont préféré donner davantage d’importance à la prochaine édition de la Coupe d’Asie qu’à cette compétition », a confié le technicien portugais au Teheran Times. Chacun ses problèmes...