Présenté comme le grand favori de ce Mondial 2018 en Russie, le Brésil, qui a hérité d’une poule largement à sa portée avec la Suisse, la Serbie et le Costa Rica, présente de sérieux arguments pour tenter de décrocher sa 6e couronne mondiale. La Seleção a en effet retrouvé de sa superbe depuis l’arrivée aux manettes de Tite. Neymar visiblement parfaitement remis de sa blessure au 5e métatarse du pied droit, la Canarinha rêve de laver l’affront subi lors de la dernière Coupe du monde à domicile en 2014 (4e place, avec une demi-finale cauchemar perdue 1-7 face à l’Allemagne).

Le parcours en éliminatoires

Le Brésil a terminé en tête de la zone Amérique du Sud, avec 41 points au compteur. Pourtant, la machine avait eu du mal à se lancer sous les ordres de Dunga. Après 6 journées, les partenaires de Paulinho (meilleur buteur brésilien des éliminatoires avec 6 buts, à égalité avec Neymar) étaient mal embarqués, pointant à la 6e position de la poule avec seulement 9 points au compteur. Mais tout a changé après l’intronisation de Tite en juin 2016.

Le coach révélé aux Corinthians où il a garni son CV (champion du Brésil en 2011 et 2015, vainqueur de la Copa Libertadores et du Mondial des Clubs en 2012) a enchaîné 10 victoires et 2 nuls pour terminer en trombe son parcours éliminatoire. Mieux, les Auriverdes mettaient leur dauphin, l’Uruguay, à dix points et leur rival historique, l’Argentine, à treize longueurs. Ils étaient d’ailleurs les premiers à décrocher leur billet pour la Russie. Une véritable révolution.

Le sélectionneur : Tite

Lorsque le Brésil fait appel à lui en juin 2016, il est mal en point. Tite a tout bouleversé, sans pour autant tout changer. Le coach brésilien, qui avait préparé son mandat en multipliant les entretiens et les stages de préparation auprès de techniciens réputés en Europe, a fait confiance à certains joueurs en mal de confiance, comme Paulinho ou Thiago Silva, puis remis en selle un Neymar, loin de son meilleur niveau sous Dunga. Il a aussi pris le pari de miser sur Gabriel Jesus, encore tout jeune à l’époque, pour assumer le poste de numéro 9. Pédagogue, il a également instauré un capitanat tournant, enlevant une dose de pression aux individus tout en responsabilisant le groupe.

Forces et faiblesses

La Seleção présente une solide organisation défensive, autour de son portier, Allisson, très performant cette saison avec l’AS Roma, en Ligue des Champions notamment. Seul hic au sein de cette arrière-garde brésilienne, l’absence de Dani Alves à droite pour blessure. Danilo, doublure de Kyle Walker à Manchester City, et Fagner, titulaire aux Corinthians, ne présentent en effet pas les mêmes garanties.

Au milieu, Paulinho, qui en a étonné plus d’un depuis son arrivée au FC Barcelone, est un pion essentiel aux côtés de la sentinelle Casemiro, dont le CV avec le Real Madrid se passe de commentaires. Avec Philippe Coutinho et Renato Augusto, la Canarinha possède des relayeurs capables d’alimenter en bons ballons son attaque de feu, emmenée, entre autres, par Neymar, Gabriel Jesus, Douglas Costa ou encore Willian.

La star : Neymar

Il est le facteur X de cette sélection brésilienne. Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2013 et des Jeux Olympiques en 2016, Neymar porte une bonne partie des espoirs du Brésil pour ce Mondial. Le numéro 10 de la Seleção, qui affiche des statistiques impressionnantes (83 capes, 53 réalisations), est attendu au tournant, lui qui souhaite devenir le numéro 1. De retour d’une blessure qui l’a tenu éloigné des terrains pendant une bonne partie de la saison, le Paulista aura une sacrée pression sur les épaules.

Les maillots

La liste des 23

Gardiens de but : Alisson (AS Roma, ITA), Ederson (Manchester City, ANG), Ramos Cassio (Corinthians, BRÉ)

Défenseurs : Danilo (Manchester City, ANG), Fagner (Corinthians, BRÉ), Marcelo (Real Madrid, ESP), Filipe Luis (Atlético Madrid, ESP), Thiago Silva (PSG, FRA), Marquinhos (PSG, FRA), Miranda (Inter Milan, ITA), Geromel (Grêmio, BRÉ)

Milieux de terrain : Casemiro (Real Madrid, ESP), Paulinho (Barça, ESP), Renato Augusto (Beijing Guoan, CHI), Philippe Coutinho (Barça, ESP), Fernandinho (Manchester City, ANG), Fred (Shakhtar, UKR), Willian (Chelsea, ANG)

Attaquants : Taison (Shakhtar, UKR), Neymar (PSG, FRA), Gabriel Jesus (Manchester City, ANG), Roberto Firmino (Liverpool, ANG), Douglas Costa (Juventus, ITA)

Le programme

Brésil-Suisse, le 17 juin à Rostov, sur TF1 et beIN Sports 1

Brésil-Costa Rica, le 22 juin à Saint-Pétersbourg, sur beIN Sports 1

Serbie-Brésil, le 27 juin à Moscou, sur TF1 et beIN Sports 1