Prouver, toujours prouver pour gagner sa légitimité. Mathieu Valbuena a connu ça en équipe de France ou à l’OM. Et c’est le cas d’Olivier Giroud depuis plusieurs années avec les Bleus, où son déficit technique, comparativement aux autres attaquants, lui a souvent été reproché. Mis sur la touche pour le match inaugural face à l’Australie, en faveur de Dembélé pour composer un trio réclamé par les supporters avec Griezmann et Dembélé, l’attaquant de Chelsea a fait son grand retour face au Pérou et s’est montré à son avantage. En s’appuyant sur ses points forts.

« Quand je joue, j’essaie de jouer avec mes qualités, à savoir apporter un point de fixation, donner de la profondeur à certains moments pour étirer les lignes et laisser de l’espace aux milieux offensifs, remiser, dévier, faire jouer les autres. Mon boulot, c’est de jouer pour l’équipe, de me mettre au service de l’équipe. Quand je peux me mettre dans de bonnes dispositions, je le fais aussi », a-t-il commenté en conférence de presse, alors que la plupart des questions a concerné son retour dans le onze titulaire.

Content d’avoir répondu présent

Il n’a pas caché son plaisir d’avoir retrouvé sa place face au Pérou. « Je suis content. Je savais que j’étais attendu sur ce match. C’est important de répondre présent quand le coach a confiance en vous et vous met sur le terrain. J’ai essayé d’apporter ma pierre à l’édifice. Je suis content de ce que j’ai réalisé. Et le groupe aussi après le premier match mitigé », a-t-il confié. Surtout, il a pu apprécier les commentaires de Didier Deschamps, expliquant qu’on remarquait surtout ce qu’apportait Giroud lorsqu’il n’était pas là…

Invité à réagir à cette déclaration, le buteur de Chelsea a affiché sa satisfaction. « Ça fait plaisir. Tout le monde a droit de se tromper j’allais dire, ça serait un peu prétentieux de ma part ! Ce n’est pas ce que je voulais dire. C’est bien, de par son absence, de faire réfléchir, et, surtout, de répondre présent quand c’est à son tour de t’exprimer. Maintenant, je pense que le choix du coach (sur sa non titularisation face à l’Australie, ndlr), je l’ai compris et accepté, parce qu’il me l’a expliqué. Pour moi ce n’était pas une injustice comme j’ai pu lire. Je pense que cette épreuve, encore une fois, tout au long de ma carrière j’ai dû faire face à cela, fait que je reviens encore plus fort. C’est moi quoi ! »