- Cho Hyun-Woo (Corée du Sud) : Hugo Lloris, Thibaut Courtois, Danijel Subasic, Igor Akinfeev ou encore Kasper Schmeichel, nombreux sont les portiers à avoir impressionné durant la Coupe du monde. C’est le cas notamment de Cho Hyun-woo. Le dernier rempart de la Corée du Sud a dégoûté les attaquants adverses et n’a encaissé que trois buts dans une poule où figurait la Suède, le Mexique et l’Allemagne. Auteur d’arrêts exceptionnels durant les trois matches auxquels il a pris part, le joueur du Daegu FC a notamment été déterminant lors de la victoire des Guerriers Taeguk contre l’Allemagne (2-0).

- Mario Fernandes (Russie) : loin d’être méconnu en Russie, Mario Fernandes a été solide de bout en bout avec la Sbornaïa. Pour son premier tournoi avec son pays d’adoption, le Brésilien d’origine a surpassé les attentes. Auteur de nombreuses montées dans son couloir droit, le latéral a administré une passe décisive pour Denis Cheryshev contre l’Égypte (3-1). Sérieux et appliqué en phase défensive, il a eu un rôle prépondérant dans la qualification russe contre l’Espagne (1-1, 4-3 lors des tirs au but). Il aurait pu endosser le costume de sauveur en égalisant en fin de prolongations contre la Croatie (2-2) d’une tête rageuse, mais a loupé son penalty lors de la séance des tirs au but.

- Morteza Pouraliganji (Iran) : placée dans le groupe B en compagnie de l’Espagne, du Portugal et du Maroc, la sélection iranienne se retrouvait dans une position loin d’être évidente. Pour autant, la Team Melli n’a pas eu le moindre complexe et a joué les yeux dans les yeux avec ses rivaux. Cela a commencé par un succès contre le Maroc (1-0) et s’est poursuivi par une défaite face à l’Espagne (1-0) et un match nul contre le Portugal (1-1). Basé sur une solide assise défensive le jeu iranien a pu compter sur un grand Morteza Pouraliganji. Véritable patron il a symbolisé le dévouement et le sens du sacrifice de son équipe.

- Andreas Granqvist (Suède) : à 33 ans, Andreas Granqvist a disputé sa première Coupe du monde et vraisemblablement la dernière. Et quelle Coupe du monde ! Capitaine de la Suède, il a été d’une solidité à toute épreuve. Pas forcément le plus rapide, sa force mentale et son placement ont fait la différence. Face à la Corée du Sud (1-0), il inscrit le penalty gagnant des Blågult. Il en transformera d’ailleurs un nouveau lors du festival des siens face au Mexique (3-0). Véritable roc, il s’est distingué comme le leader de cette surprenante sélection suédoise. Il a permis aux siens de réaliser leur meilleure performance depuis 1994 avec un quart de finale.

- Diego Laxalt (Uruguay) : ailier de position, repositionné en tant que latéral, Diego Laxalt a été l’une des grandes satisfactions de l’Uruguay. Le joueur du Genoa a crevé l’écran par ses nombreuses montées sur le côté gauche. Le natif de Montevideo a mis la pagaille tout au long de la compétition dans la partie de terrain adverse. Rigoureux défensivement, il a été à la hauteur dans ce domaine alors que ce n’était pas son point fort. Son seul moment de faiblesse a eu lieu lors de la rencontre France-Uruguay. Opposé à Kylian Mbappé, il a souffert face à la vitesse de l’attaquant français avant de resserrer les boulons par la suite.

- Roman Zobnin (Russie) : si la Russie a réalisé un excellent mondial, Roman Zobnin n’y est pas étranger. Infatigable dans l’entrejeu le joueur du Spartak Moscou a parcouru les kilomètres sans rechigner et a ratissé un nombre important de ballons. Pas toujours au point techniquement, il a montré des belles choses lors de ce mondial avec notamment une passe décisive pour Denis Cheryshev contre l’Arabie Saoudite. Tout d’abord aligné aux côtés de Yury Gazinsky, il a pris en main le milieu de terrain de son équipe dans un milieu à trois avec Daler Kuzyaev et Aleksandr Samedov.

- Viktor Claesson (Suède) : quasiment à domicile le milieu de terrain de Krasnodar a été l’un des hommes forts de la Suède. Capable d’apporter de la "grinta" et ne lésinant pas sur les efforts à la récupération, il a bloqué le côté droit de la Suède. Consistant à chacun des instants, il a été l’un des plus réguliers de son équipe. A l’aise techniquement et dans la construction du jeu, il s’est montré décisif en distillant deux passes décisives. La première contre l’Allemagne pour Ola Toivonen, la seconde pour Ludwig Augustinsson face au Mexique. Contre l’Angleterre, il a été l’un des seuls à ne pas sombrer lors de l’élimination des Blågult.

- Nahitan Nandez (Uruguay) : pour le grand bonheur des supporters de Boca Junior et de la Celeste, Nahitan Nandez a réalisé un grand tournoi. Le milieu de terrain avait une mission loin d’être évidente. Devant la disposition de l’Uruguay où il couvrait le côté droit devant Martin Caceres. Un rôle de piston s’offrait à lui compte tenu du profil défensif du joueur de la Lazio. Il a parfaitement rempli les demandes de son entraîneur en apportant constamment le danger dans la partie de terrain adverse. Intéressant dans la création, il se liait en parfait complément de Lucas Torreira. Un Mondial réussi de sa part.

- Hirving Lozano (Mexique) : surnommé Chucky, Hirving Lozano représente le futur du Mexique. L’ailier gauche du PSV Eindhoven auteur d’une saison exceptionnelle savait qu’il était attendu et devait confirmer tout son potentiel. Il a fait bien mieux. Buteur pour son premier match contre l’Allemagne (1-0) où il a assuré un succès de prestige pour El Tri, Hirving Lozano était encore excellent face à la Corée du Sud (2-1). Débordant d’envie, il a eu une activité folle sur le terrain en produisant de nombreux retours défensifs et en étant à l’origine des offensives mexicaines. Il a d’ailleurs administré une offrande pour Javier Hernandez lors de ce match. Toujours dangereux, il a été un peu moins en réussite lors des défaites face à la Suède (3-0) et le Brésil.

- Takashi Inui (Japon) : passé d’Eibar au Betis Séville juste avant le début de la Coupe du Monde, le milieu de terrain japonais a complètement fait oublier un Keisuke Honda en pleine déliquescence. Percutant côté gauche, il a fait de nombreuses différences et a sublimé les Blue Samourais. Excellent contre la Colombie pour son entrée en jeu dans la compétition, il n’a pas cessé de hausser son niveau au fil des rencontres. Il s’est d’ailleurs offert deux buts contre le Sénégal puis la Belgique. Son intelligence de jeu et son dévouement collectif lui ont permis de se rendre incontournable.

- Ante Rebić (Croatie) longtemps affublé du statut de future star du football croate, Ante Rebić a mis du temps avant de confirmer les attentes placées en lui depuis des années. Après des galères et de nombreux prêts avec la Fiorentina, il a réussi une grande saison sous la houlette de Niko Kovac à l’Eintracht Francfort (28 matches, 9 buts et 3 passes décisives). Des prestations qui lui ont permis d’être titulaire avec la Croatie. Travailleur, il a réalisé un grand travail défensif et il a mis du poids lors des duels offensifs. Capable de se porter vers l’avant, il a réussi à profiter d’une erreur de Willy Caballero pour placer une reprise de volée contre l’Argentine.