Une Coupe du Monde à oublier. Quatre ans après le cauchemar vécu sur ses terres lors du Mondial 2014 et notamment cette humiliation contre l’Allemagne (1-7), le Brésil a encore échoué cette année en Russie. La Seleção a en effet été stoppée en quarts de finale par la Belgique (1-2). Véritable star de la sélection, Neymar a été suivi de très près durant toute la compétition, et le joueur du Paris Saint-Germain a fait beaucoup parler. Auteur de deux buts et deux passes décisives, ce dernier a plus été critiqué pour ses plongeons et simulations sur les pelouses russes.

Mais six jours après la fin du Mondial et la victoire finale de l’équipe de France contre la Croatie (4-2), Neymar a tenu à répondre dans une interview accordée à l’AFP lors du Red Bull Neymar Jr’s Five, un tournoi de foot à cinq. Interrogé pour savoir s’il trouvait que les critiques à son égard étaient injustes, l’ancien Barcelonais a d’abord tenu à revenir sur les faits : « je crois qu’on a plus critiqué celui qui subit les fautes que celui qui les commet. Ceux qui ont commis les fautes sont sortis indemnes. Moi, je ne suis pas allé au Mondial pour subir des fautes, j’y suis allé pour battre mes adversaires. Après, c’est clair qu’ils ne vont pas me laisser passer sans faire de faute, parce qu’ils savent que sinon, je vais droit au but. »

Neymar a l’habitude de la pression

Au moment d’évoquer ces fameuses critiques, le joueur âgé de 26 ans a expliqué que cela faisait partie de son quotidien. « Je pense que les critiques ont été exagérées, mais je suis habitué, je suis un grand garçon, je sais gérer ce genre de chose. (...) Je ne peux pas être arbitre et jouer en même temps, si je pouvais, ce serait plus simple (rires) », a-t-il ironisé avec son fils Davi Lucca sur les genoux. Neymar semble donc avoir pris l’habitude, même si l’acharnement s’est décuplé en Russie.

Des critiques qui peuvent dans le même temps lui mettre beaucoup plus de pression sur ses épaules. Mais l’attaquant brésilien sait gérer ce problème : « tous les joueurs ressentent la pression. C’est vrai que quand il s’agit de moi, il y a deux poids deux mesures. J’ai conscience de cette responsabilité, non seulement en sélection, mais aussi en club, depuis que j’ai 17, 18 ans. Je m’étais préparé à gérer cette pression et je sais que quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, elle augmente. » Les critiques et la pression ne semblent donc pas déranger la star auriverde, qui sera encore une fois au coeur des attentions cette saison du côté du PSG. Un exercice où Neymar tentera encore de briller sous le maillot parisien, lui qui ne l’a plus porté depuis mi-février à cause d’une blessure à la cheville.

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